L'agence spatiale japonaise a entamé le développement de sa mission Martian Moons Exploration. En quoi consiste-t-elle ? La Jaxa vise les deux lunes de Mars, Phobos et Déimos, avec un possible retour d'échantillon.

La Jaxa, l’agence spatiale japonaise, travaille sur une prochaine mission d’exploration des lunes martiennes. La mission « Martian Moons Exploration » (MMX) est entrée en phase de développement, a repéré TechCrunch. La Jaxa a tweeté à ce sujet le 19 février 2020.

La mission a pour objet l’étude de Phobos et Déimos, les deux satellites naturels de la planète rouge. Il est prévu de lancer une sonde en 2024, pour observer ces deux corps de forme irrégulière qui sont en orbite autour de Mars. La sonde doit être envoyée par une fusée « H-3 », conçue par l’entreprise Mitsubishi Heavy Industries.

Vue d’artiste de la mission MMX. // Source : Wikimedia/CC/NASA (photo recadrée)

Un possible retour d’échantillon

L’un des grands défis de la mission est de poser un atterrisseur à la surface de Phobos. Le rover doit être développé par la Jaxa en partenariat avec l’agence spatiale allemande (DLR) et le Cnes. Il sera chargé de collecter un échantillon sur l’objet, qui doit ensuite être rapporté sur Terre. Le retour pourrait avoir lieu en 2029. La sonde doit, elle aussi, contribuer à l’étude des deux objets, mais en restant à distance.

Grâce à cette mission, la Jaxa pourrait peut-être lever le voile sur l’histoire des satellites naturels martiens. Leur formation reste à ce jour mystérieuse : on ignore s’il s’agit d’astéroïdes qui ont été capturés par la planète ou s’ils se sont formés directement autour d’elle, par agrégation de matière après un impact géant (comme celui qui est supposé avoir donné naissance à la Lune).

Avec cette mission, la Jaxa montre son ambition de faire partie de la conquête de Mars pendant les prochaines années. La Nasa compte envoyer un humain sur la planète au cours de la décennie 2030. Avant cela, le rover Mars 2020 doit se poser sur l’astre et collecter des échantillons, censés revenir un jour sur Terre. Une meilleure connaissance du sol martien et de ses satellites naturels est essentielle pour espérer un jour établir une présence humaine sur la planète. Phobos pourrait éventuellement servir d’intermédiaire pour y faire atterrir des astronautes voyageant vers Mars.

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