La Nasa a lancé en avril 2018 le télescope spatial TESS, dédié à la recherche d'exoplanètes. Le but est, en grande partie, de détecter des signes de vie. Pour intensifier cette quête, l'agence vient de nouer un partenariat avec Breakthrough Listen, un projet qui s'intéresse aux « technosignatures » extraterrestres.

La recherche d’exoplanètes est foisonnante, celles et ceux qui les « chassent » en ont déjà trouvé des milliers. Mais l’un des buts est évidemment d’y déceler de la vie et pourquoi pas de la vie intelligente. Raison pour laquelle les scientifiques essayent d’établir des critères d’habitabilité, pour trouver des planètes qui ressembleraient à la Terre. La Nasa a une place majeure dans cette quête et, d’après un communiqué publié le 23 octobre 2019, elle vient de nouer un contrat avec Breakthrough Listen pour chercher de la vie extraterrestre.

La « Breakthrough Listen initiative » a été fondée en 2015 par l’entrepreneur israëlo-russe Yuri Milner, rejoint par le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg et par l’astrophysicien Stephen Hawking (jusqu’à sa mort en 2018). Le projet se définit comme un programme technologique et scientifique d’exploration pour répondre à la fameuse question « Sommes-nous seuls dans l’Univers ? ». Financé à hauteur de 100 millions de dollars pour 10 ans (2015-2025), la démarche est de soutenir la recherche astronomique, à savoir l’utilisation des télescopes, la recherche de nouvelles technologies et l’embauche d’astronomes.

Le télescope spatial Tess observe 85 % du ciel pour trouver des exoplanètes. // Source : Nasa

Le partenariat entre l’agence spatiale américaine et Breakthrough Listen concerne le télescope spatial TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite). Lancé en avril 2018, il remplace le satellite Kepler pour remplir la même mission : trouver des exoplanètes. Ce télescope utilise la méthode des transits, c’est-à-dire la baisse de la luminosité de l’étoile lorsque la planète passe devant l’étoile du point de vue de l’observateur. TESS recense les exoplanètes telluriques (non gazeuses) se situant plus précisément dans la zone d’habitabilité, là où les conditions peuvent être réunies pour la vie.

À la recherche de « technosignatures »

En règle générale, la recherche d’une vie extraterrestre, que ce soit sur Mars ou ailleurs, ne consiste pas vraiment à trouver d’autres espèces avancées telles qu’on les imagine à travers certaines œuvres audiovisuelles de science-fiction. L’idée est surtout de détecter une vie microbienne. Mais c’est là que Breakthrough Listen se distingue dans le paysage scientifique : ce projet se porte spécifiquement sur des formes de vies avancées, donc intelligentes et développées.

« Les chances de détection sont plus grandes qu’elles ne l’ont jamais été »

Le but du partenariat est d’utiliser TESS pour détecter des « technosignatures ». Si la recherche de vie extraterrestre s’intéresse surtout aux biosignatures, des signaux provenant d’agents biologiques, les technosignatures seraient en revanche émises par des technologies appartenant à une civilisation comme la nôtre ou plus poussées. Elles pourraient « provenir de transmetteurs, d’engins de propulsion ou d’autres types d’ingénierie ». Précisons évidemment que rien de ce genre n’a été détecté jusqu’à maintenant. Breakthrough Listen va scanner des « objets d’intérêt » identifiés par TESS afin de peut-être en trouver. En dehors de ces signaux, l’idée sera aussi d’analyser les courbes lumineuses, dont les anomalies pourraient révéler des « mégastructures ».

D’après Breakthrough Listen, l’environnement de recherche est riche, puisqu’il y a en moyenne plus d’une seule planète par système solaire. Nos technologies permettent d’en détecter toujours davantage : le télescope spatial TESS peut effectivement observer 85 % de la voute céleste et, d’après les prévisions, il pourrait référencer jusqu’à 10 000 exoplanètes sur toute sa mission. Le communiqué indique que « les chances de détection sont plus grandes qu’elles ne l’ont jamais été ».

Crédit photo de la une : Pixabay

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