L'Agence spatiale américaine a conclu un contrat avec Maxar Technologies. La société va concevoir l'élément de propulsion de la future base que la Nasa veut mettre en orbite autour de la Lune.

La Nasa a conclu un premier partenariat pour la création de la future base lunaire de la mission Artémis. Pressée par le gouvernement de retourner sur la Lune dans 5 ans, l’agence spatiale américaine a annoncé le 23 mai 2019 le contrat passé avec Maxar Technologies.

L’entreprise va travailler pour l’agence spatiale afin de concevoir une partie du Portail en orbite lunaire (ou « Lunar Orbital Platform-Gateway »), le projet de station orbitale autour de la Lune. L’habitacle doit servir d’intermédiaire pour des expéditions d’humains ou de robots sur la Lune. Maxar Technologies doit travailler sur l’élément qui assurera la propulsion de la base.

Nasa

« L’élément clé » de la base

« Ce sera l’élément clé sur lequel nous allons construire notre avant-poste lunaire Gateway, la pierre angulaire de l’architecture durable et réutilisable d’Artémis de la Nasa sur et autour de la Lune », s’est félicité Jim Bridenstine, administrateur de la Nasa. Ce morceau de la base devra la propulser à l’aide d’un système fonctionnant à l’énergie solaire de 50 kilowatts, « 3 fois plus puissant que les capacités actuelles » précise la Nasa.

Cette société est installée à Westminster, dans le Colorado. Créée en 1969, Maxar Technologies s’est spécialisée dans la fabrication de satellites. Elle a aussi conçu le Shuttle Remote Manipulator System, ou Canadarm, un bras mécanique de la navette spatiale américaine de la Nasa.

Jusqu’à 375 millions de dollars

Le contrat établi entre la Nasa et Maxar Technologies pourrait coûter jusqu’à 375 millions de dollars à l’agence spatiale américaine (soit environ 335 millions d’euros). Le partenariat doit durer 1 an minimum, mais pourrait encore se poursuivre jusqu’à 2 ans supplémentaires. Pendant la première année, Maxar Technologies doit concevoir les engins spatiaux. Il sera ensuite temps du lancement et de la démonstration de vol. Si cette dernière étape est réussie, la Nasa pourra faire l’acquisition de l’appareil et s’en servir comme premier élément de sa base.

À supposer que la Nasa tienne les délais annoncés, sa base lunaire ne devrait être qu’un préambule à une plus large exploration de l’espace. L’agence spatiale a l’intention d’envoyer un humain sur Mars dans 14 ans.

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