Une femme doit poser le pied sur la Lune lors du prochain voyage de la Nasa en 2024. Pour souligner cet engagement, la future mission a été nommée Artémis. Dans la mythologie grecque, cette déesse intrépide est la sœur jumelle d'Apollon.

La prochaine mission habitée de la Nasa vers la Lune ne portera pas le nom Apollo. La Nasa a décidé de rompre la tradition du programme spatial en choisissant le nom d’Artémis, la déesse grecque jumelle d’Apollon, pour envoyer une première femme sur la Lune en 2024.

Le 13 mai 2019, l’administrateur de la Nasa Jim Bridenstine a annoncé que l’agence demandait une augmentation de budget de 1,6 milliard de dollars au Congrès. La Nasa, pressée par le gouvernement de renvoyer l’humanité sur la Lune dans 5 ans, prépare encore ses plans. Jim Bridenstine en a profité pour annoncer que le nom d’Artémis était retenu pour cette future mission — qui n’a donc pas encore de budget définitif.

La mission Apollo 11. // Source : Pxhere/CC0 Domaine public (photo recadrée)

Une Américaine sur la Lune dans 5 ans

La Nasa a déjà envoyé 12 astronautes, exclusivement des hommes, marcher sur la Lune au cours des missions Apollo entre 1968 et 1972. Aucune autre personne n’a jamais posé le pied sur un objet astronomique différent de la Terre. « La première femme sur la surface de la Lune sera une Américaine dans cinq ans », avait déclaré Jim Bridenstine en avril dernier, rappelle The Verge.

C’est certainement en l’honneur de cette future exploratrice que la mission a été baptisée Artémis. Comme Apollon, cette déesse est la fille de Zeus et de Léto (la déesse de la maternité). Alors que son frère Apollon est un dieu solaire et proche de la civilisation, Artémis est communément associée à la Lune ainsi qu’aux animaux et aux forêts. Ses statues la représentent souvent accompagnée d’une biche. Dans la mythologie romaine, Artémis est connue sous le nom de Diane.

La Nasa a choisi un nom symbolique et évocateur pour revenir sur la Lune. L’échéance de 2024 est ambitieuse et va probablement nécessiter un budget imposant. Si la mission respecte les délais imposés, elle devrait permettre de répondre à de nombreuses questions laissées en suspens par les précédentes explorations : récupérer le caca des précédents astronautes pourrait faire partie de la mission Artémis.

Crédit photo de la une : Wikimedia/CC/Jastrow (photo recadrée)

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