Y a-t-il uniquement de l'aluminium dans une canette de Coca-Cola ? Une petite expérience montre facilement que l'objet contient également... du plastique.

Si vous buvez du Coca-Cola, vous jetez probablement ensuite vos canettes dans la poubelle jaune, puisqu’elles contiennent de l’aluminium. Exclusivement de l’aluminium ? Pas vraiment. Dans une vidéo publiée le 14 mai 2019, la chaîne YouTube MEL Science tente une petite expérience pour montrer que l’objet contient aussi du plastique.

Que reste-t-il une fois que l’aluminium de la canette rouge est enlevé ? Le cylindre brillant laisse place à une fine membrane en plastique. Elle sert à empêcher la boisson gazeuse de prendre un goût métallisé et à mieux la conserver.

Une canette de Coca-Cola qui ne sera pas recyclée. // Source : Pixabay (photo recadrée)

L’opération consiste à d’abord polir la surface de la canette, pour ôter son revêtement coloré. La canette est ensuite ouverte et suspendue, avant d’être plongé dans un produit servant à déboucher les canalisations. Après deux heures, l’aluminium est ôté de la canette dont il ne reste plus que le film plastique.

L’entreprise mentionne-t-elle ce plastique ?

Coca-Cola mentionne la composition de ses bouteilles et canettes sur son site (ici en français, ici en anglais). Pour les premières, il est calmement écrit qu’elles contiennent du plastique, le fameux PET ou polytéréphtalate d’éthylène. Quant aux canettes, il est précisé qu’elles contiennent de l’ « aluminium recyclé » (42 %) et de l’aluminium classique (56 %). La version française informe simplement que les canettes sont constituées « en acier et en aluminium ». La présence de plastique n’est pas mentionnée.

En mars dernier, la société a reconnu qu’elle produit 3 millions de tonnes d’emballages en plastique par an, soit 200 000 bouteilles chaque minute. Certaines sociétés, comme Evian, tentent d’afficher leur volonté de changer la situation avec des emballages différents. Face à l’urgence de la pollution liée au plastique, l’Union européenne va quant à elle interdire les produits à usage unique qui en contiennent, ce qui pourrait encourager l’usage d’objets alternatifs.

Crédit photo de la une : Pxhere/CC0 Domaine public (photo recadrée)

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