SpaceX a procédé avec succès à la mise à feu statique du Falcon 9, préalable indispensable avant le vrai vol.

Les choses se précisent enfin pour le vol d’entraînement aux missions habitées que doit organiser SpaceX.

Le 25 janvier, l’entreprise a enfin pu procéder à la mise à feu statique de son lanceur Falcon 9 sur lequel est installé le vaisseau Dragon qui servira un jour à transporter du personnel dans l’espace. Cet allumage constitue une étape préalable indispensable avant la vraie mise à feu du lanceur, afin de s’assurer que celui-ci réagit bien.

Sauf coup de théâtre, le test surviendra donc au cours du mois de février, à une date qui reste à préciser. Il se fera sans équipage à bord. En fonction du succès de l’opération et des données qui seront récoltées, SpaceX pourra embrayer plus tard dans l’année avec des essais habités. Si ces étapes sont concluantes, les rotations d’équipage entre la Terre et la Station spatiale internationale pourront survenir en 2020.

Qualification attendue par la NASA

La qualification de SpaceX aux vols habités est attendue par la NASA, car l’entreprise américaine offrira alors une alternative à Soyouz pour accéder à l’ISS. Un récent incident survenu l’an passé a en effet rappelé qu’il n’est pas raisonnable de ne disposer que d’un seul moyen d’accès à la station. En outre, les Américains souhaitent ne plus dépendre des Russes. Question de prestige.

À l’heure actuelle, SpaceX est déjà capable d’assurer le ravitaillement de l’ISS. La société a d’ailleurs fait un quasi sans faute dans ce domaine : sur les 16 missions passées, seule une a raté, en 2015. La phase qui s’ouvre est toutefois bien plus sensible, car elle met en jeu des vies et non pas une « simple » cargaison de nourriture, de pièces de rechange et d’instruments scientifiques.

Le décollage surviendra depuis le complexe de lancement 39 du centre spatial Kennedy, en Floride.

La capsule Dragon V2. // Source : SpaceX

Crédit photo de la une : SpaceX

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