La NASA annonce avoir installé le bouclier thermique qui protégera la sonde solaire Parker, dont le lancement surviendra début août.

Les choses se précisent pour la sonde solaire Parker. Alors que son lancement doit avoir lieu le 4 août depuis la base de lancement de Cap Canaveral, en Floride, la NASA a fait savoir début juillet que le bouclier thermique qui protégera les instruments de bord a été installé. Sans lui, il serait impossible de s’approcher sans dommage du Soleil pour étudier de près certains de ses mécanismes.

À cette occasion, l’Administration spatiale américaine est revenue sur les spécificités du bouclier, baptisé très simplement système de protection thermique. Il s’agit d’une structure d’un peu plus de 2,4 mètres de diamètre et d’une épaisseur d’environ 11,4 centimètres. Son poids dépasse de peu les 72,5 kilogrammes, ce qui équivaut au poids d’un homme relativement mince.

bouclier thermique
Credits : NASA/Johns Hopkins APL/Ed Whitman

Le bouclier thermique sera capable de résister à une température qui atteindra 1 311 degrés Celsius à sa surface. Ce sera la température la plus élevée à laquelle le véhicule spatial sera exposé. À ce moment-là, la sonde solaire se trouvera à quelque 6,2 millions de kilomètres du Soleil. À titre de comparaison, Mercure est à 46 millions de kilomètres lorsque son orbite l’amène au plus près.

Mais si la surface du bouclier sera confrontée à une chaleur extrême, les instruments seront maintenus à une température très correcte de 30 degrés. Pour cela, la NASA s’appuie sur un double panneau composite en carbone et en carbone surchauffé. Entre ces deux plaques est placée une mousse de carbone très légère, car composée de 97 % d’air, afin de limiter la masse de la sonde.

« Le bouclier protégera tout ce qui se trouve dans son ombre »

« Parce que Parker voyage si vite — environ 692 000 kilomètres par heure à son transit le plus proche du Soleil — le bouclier et le vaisseau spatial doivent être légers pour atteindre l’orbite nécessaire », explique la NASA.

À cela s’ajoute, sur la face du bouclier exposée au Soleil, un revêtement blanc conçu spécialement pour réfléchir autant que possible l’énergie du soleil loin de l’engin spatial, explique l’équipe en charge du projet. Sous pression atmosphérique, le carbone fond à 3 500 degrés. C’est le point de fusion le plus élevé des éléments chimiques. Cela laisse une marge confortable en cas de problème.

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