Les quatre astronautes d’Artémis II attendent leur grand départ vers la Lune. En attendant, l’agence spatiale a dévoilé un cinquième « membre » non-officiel, mais indispensable, de l’équipage. Il ne parle pas, est tout petit et a été imaginé par un enfant. Son nom ? Rise.

La pression monte au Centre spatial Kennedy. Sauf coup de théâtre, l’envol de la mission Artémis II doit advenir dans la nuit du mercredi 1ᵉʳ au jeudi 2 avril 2026 (00h24 heure de Paris). C’est un évènement historique pour la conquête spatiale comme pour les États-Unis : il s’agit du premier vol habité vers la Lune depuis plus d’un demi-siècle.

Tout en haut de l’immense fusée Space Launch System (SLS) se trouvera donc l’équipage d’Artémis II, à bord de la capsule Orion : on retrouvera Reid Wiseman (le commandant) ainsi que Victor Glover (le pilote), Christina Koch et Jeremy Hansen (les spécialistes de mission). Quatre astronautes pour un vol qui durera une dizaine de jours, avant de revenir sur Terre.

Quatre participants officiels, mais un cinquième passager symbolique. Car à bord de la capsule Orion, il y aura bien un « membre » supplémentaire qui fera le tour de la Lune : il s’agit d’une mignonne petite peluche, baptisée Rise. Elle a été présentée par l’équipage lors d’un point presse organisé le vendredi 27 mars 2026.

rise
Rise and shine ! // Source : NASA

Une référence à une photo historique de la Terre

Ce passager insolite n’a pas été choisi au hasard : son nom, Rise, s’avère être un hommage direct à l’une des photos les plus célèbres au monde : le fameux Lever de Terre (Earthrise) capturé par William Anders, membre de la mission Apollo 8 en décembre 1968. Une photo si spectaculaire qu’elle a même droit à sa page sur l’encyclopédie Wikipédia.

Pour sélectionner ce compagnon de route, l’agence spatiale américaine avait lancé un vaste concours international en 2025. L’engouement a été massif : plus de 2 600 propositions issues d’une cinquantaine de pays ont atterri sur les bureaux de la Nasa. Une liste finalement resserrée à 25 dessins, dont un venu tout droit de la ville de Toulouse.

La photographie du « lever de Terre » a été prise le 24 décembre 1968. // Source : Nasa
La photographie du « Lever de Terre » a été prise le 24 décembre 1968. // Source : NASA

Ce fut ensuite aux membres d’Artémis II de faire une ultime sélection pour isoler les cinq finalistes provenant du Kansas, de Californie, du Canada (une nationalité par ailleurs représentée dans l’équipage par Jeremy Hansen, de l’Agence spatiale canadienne), du Pérou et de Finlande. Et c’est une peluche américaine qui a été retenue en fin de compte.

Le détecteur de « zéro G » officiel de la Nasa

Mais pourquoi inclure cette peluche dans le programme Artémis ? Est-ce un doudou pour les astronautes afin de les aider à tenir durant leur périple, s’ils ont un coup dur, ou s’ils ne savent pas quoi faire pour s’occuper — bien que leur planning soit très chargé déjà ? Pas vraiment : en fait, sa présence sert surtout d’indicateur de micropesanteur.

La présence d’une peluche est une tradition dans l’histoire de la conquête spatiale américaine, et c’est aussi un élément visuel pratique (et sans risque) pour l’équipage. Au lancement, les astronautes sont fermement sanglés à leurs sièges pour supporter les puissantes accélérations de la fusée. Ils ne peuvent donc pas se lever pour vérifier s’ils flottent.

L’astuce consiste donc à lâcher une petite peluche dans la cabine pour voir ce qu’il en est. Dès que la capsule Orion s’affranchira de la gravité terrestre, la peluche se mettra à léviter doucement. Ce sera un signal visuel infaillible et simple à saisir pour l’équipage, l’équipe de suivi au sol et, plus largement, pour les millions de personnes qui suivront l’évènement.

D’autres objets auraient certes pu servir comme un indicateur, mais l’atout de la peluche est qu’elle n’abîmera rien si elle heurte un écran ou une paroi. Elle sera aussi trop molle pour blesser un astronaute ou pour actionner un interrupteur ou un bouton. Bien sûr, elle est ignifugée, car la Nasa fait tout pour éviter un départ de feu dans l’espace.

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