Il y a les guildes de très haut niveau qui sont lancées dans le combat au world first à l’intérieur du premier raid de Midnight, la nouvelle extension de World of Warcraft. Et puis il y a les joueurs et les joueuses qui mènent des combats un peu plus personnels sur le MMORPG de Blizzard. C’est le cas de Jon L. Noble, un vétéran de l’armée britannique.
L’intéressé a partagé sur X, le 22 mars 2026, un récit particulier. Pour marquer le coup de son centième jour avec l’implant cérébral N1 de Neuralink, ce patient a dressé un petit bilan d’une aventure qui a des airs de science-fiction. Car le voilà qui peut jouer à WoW grâce à son interface neuronale directe, sans jamais avoir besoin de recourir à ses mains.

Il faut se souvenir que cela fait maintenant trois ans que Neuralink, une société fondée en 2016 par Elon Musk, intervient sur des humains, après une phase expérimentale sur des animaux. Dans le cadre de ces essais cliniques, Jon L. Noble est le dix-huitième individu dans le monde à passer entre les mains de cette compagnie dédiée aux neurotechnologies.
L’opération chirurgicale, l’activation de l’implant et l’apprentissage
Comme il le dit dans son témoignage, l’opération chirurgicale qui a consisté à insérer 1 024 fils ultra-fins dans le cortex moteur par un robot spécialisé a été jugée « étonnamment facile ». Après une nuit où il est resté en observation, il a pu rentrer chez lui dès le lendemain et les symptômes post-opératoires se sont dissipés après trois jours.
C’est à partir de la deuxième semaine que les choses sérieuses ont débuté, quand est venu le temps de coupler la puce avec son tout premier MacBook. Guidé par les ingénieurs de Neuralink, l’ancien militaire a commencé à déplacer le curseur à l’écran par la seule force de sa pensée. Une sensation initiale étrange, qui a été comparée à l’effort consistant à se souvenir d’un rêve.

Mais le déclic est vraiment survenu à la troisième semaine. À ce moment-là, « c’était devenu un réflexe, a-t-il poursuivi. Défilement, clic de souris, frappe au clavier : tout était contrôlé par la pensée. L’intégration avec Mac s’est faite en un clin d’œil ; je suis passé de parfait novice à utilisateur expert plus vite que je ne l’aurais imaginé. »
Et pourquoi pas jouer à World of Warcraft ?
Les semaines passent, les progrès suivent et l’envie de faire davantage se manifeste de façon croissante. Et pourquoi pas jouer à World of Warcraft ? En plus, une nouvelle extension est sortie. « C’est là que j’ai lancé Warcraft pour la première fois, en contrôlant tout par la pensée », a-t-il écrit. Il dit même avoir participé à un raid sur le titre phare de Blizzard.
« Le premier raid était un peu laborieux, mais une fois que mon cerveau et l’interface cerveau-ordinateur se sont synchronisés, c’était magique. Je fais maintenant des raids et j’explore Azeroth à toute vitesse, les mains libres : ni souris, ni clavier, juste ma volonté. C’est vraiment génial. Cette liberté est addictive », s’est-il enthousiasmé.
Son récit, d’ailleurs, est accompagné de quelques photos de lui, dont deux le montrant en train de récupérer après l’opération. Mais plus notable encore est cette vidéo montrant une petite partie (seul l’écran est filmé, le patient n’apparaît pas) dans la région de K’aresh (une région liée à The War Within, l’extension précédente).
Visiblement en train de faire une quête, Jon Noble déplace son personnage de manière furtive jusqu’à un ennemi (il joue un voleur de la Horde). Et alors que le combat s’engage contre le mob, on peut voir la souris bouger sur la barre d’action et actionner les différentes techniques. Et cela, sans avoir besoin de se servir de l’assistant à bouton unique, bien pratique pour les casuals.
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