Il ne reste désormais plus qu’à s’installer dans le vaisseau spatial Dragon et attendre le décollage. Voilà, en somme, ce que l’on pourrait déduire du plus récent message partagé par Sophie Adenot sur X le 24 janvier 2026. En effet, l’astronaute française, qui doit bientôt partir dans l’espace, a annoncé la fin de sa formation sur la capsule.
« Cette semaine marquait la fin de notre entraînement Dragon, et donc de très nombreuses heures passées en simulateur. Nous avons aussi effectué des simulations conjointes avec MCC-H et MCC-X, qui valident que toutes les équipes sont au point pour travailler ensemble le jour du lancement et tout au long de la mission », a-t-elle écrit.

La réussite de ces « examens finaux sur Dragon » concerne aussi les trois autres membres de la mission Crew-12, à laquelle elle participe : l’Américaine Jessica Meir et son compatriote Jack Hathaway, ainsi que le Russe Andreï Fediaïev, qui a remplacé au pied levé Oleg Artemiev sur fond de suspicion d’espionnage.
Cette préparation impliquait deux centres de contrôle, l’un géré par la Nasa à Houston (Mission Control Center – Houston), qui s’occupe de la Station spatiale internationale (ISS) et coordonne les opérations une fois que le Dragon s’y arrime ; l’autre par SpaceX (Mission Control Center – SpaceX), à Hawthorne en Californie, pour gérer la fusée Falcon 9 et la capsule.
On saisit dans le tweet de Sophie Adenot que l’équipage a effectué des tests pour s’assurer que la communication et les procédures sont fluides dans cette mécanique à trois : SpaceX (qui pilote le vaisseau et la fusée), l’équipage (qui est à bord) et la Nasa (qui gère la station et le reste des astronautes sur place).
Une pause de 3 semaines ? Pas vraiment
Ces préparatifs s’achèvent d’ailleurs alors que le départ de la Française est maintenant pratiquement imminent. En effet, la mission Crew-12 à laquelle elle participe doit en principe s’envoler vers la Station spatiale internationale (ISS) le 15 février 2026, au plus tôt. L’entraînement vient donc de s’achever pile trois semaines avant.
Est-ce pour autant le début des vacances pour Sophie Adenot et ses coéquipiers ? Pas vraiment : ce délai tampon entre la fin des simulations lourdes et le décollage répond à un impératif de sécurité sanitaire strict : le programme de stabilisation sanitaire (HSP — Health Stabilisation Program), qui est une mesure classique pour un vol habité.
Jusqu’à présent, les membres de Crew-12 côtoyaient pas mal de monde (des instructeurs, des équipes techniques…) dans des espaces plus ou moins confinés. Or, pour éviter d’emporter une maladie à bord de l’ISS, et préserver la santé des astronautes, il est impératif de réduire drastiquement les contacts physiques quelques semaines avant le vol.

Généralement, le programme de stabilisation sanitaire prend la forme d’une quarantaine de quinze jours avant le jour J. C’est le délai observé pour les membres du vol Artémis II, par exemple. Crew-12 va donc rentrer aussi dans une bulle : les interactions physiques seront limitées au strict minimum et la santé de l’équipage surveillée continuellement.
Par ailleurs, si l’agenda des préparatifs s’allège, il ne disparaît pas pour autant. Le lourd entraînement en simulateur va céder sa place à un programme de révision de procédures sur tablette, de repos et de sport.
Il restera toutefois une ultime épreuve physique quelques jours avant le départ : la répétition générale. L’équipage devra enfiler les combinaisons, s’installer dans la vraie fusée sur le pas de tir et simuler le compte à rebours, incluant parfois un exercice d’évacuation d’urgence. Une dernière vérification grandeur nature pour s’assurer que tout est prêt pour le grand saut.
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