La Nasa partage une carte couvrant la grande majorité de la planète rouge, en révélant des dizaines de minéraux trouvés à sa surface. L’agence spatiale indique qu’elle sera publiée par « lots sur six mois ».

Les données transmises par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) de la Nasa ont fourni aux scientifiques une étude de la distribution minérale de Mars. Partagée sur son compte Twitter le 25 juin 2022, une carte aux couleurs arc-en-ciel de 5,6 gigapixels a été produite. Elle couvre déjà 86% de la surface de la planète rouge. La Nasa indique que cette carte comprend « 51 000 images ».

« L’une des enquêtes les plus détaillées de la surface martienne »

D’après le site officiel de la Nasa, la carte révèle l’emplacement d’une dizaine de minéraux clés sur la planète. Cela pourrait permettre aux scientifiques et aux chercheurs de mieux comprendre comment l’eau s’est échappée de Mars, tout en priorisant les régions de la planète rouge à étudier plus en profondeur.

La première partie de la carte a été publiée sur le site PlanetaryDataSystem de la Nasa. Comme l’agence l’indique dans son communiqué, au cours des six prochains mois, d’autres cartes seront publiées afin de compléter « l’une des enquêtes les plus détaillées de la surface martienne jamais réalisées ». Mars Reconnaissance Orbiter, ou MRO, a pour objectif de cartographier les minéraux sur la planète rouge, et ce, depuis 16 ans — il utilise son spectromètre compact d’imagerie de reconnaissance CRISM.

C’est à l’aide des détecteurs du CRISM, qui voient les longueurs d’onde visibles et infrarouges, que l’équipe a produire ces « petites cartes minérales à haute résolution qui, ensemble, fournissent le plus grand enregistrement à ce jour de la formation de la croûte martienne et donnent des indices sur où et comment elle a été modifiée par l’eau ».

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Cette carte a été capturée par Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA, Le carré jaune indique la région de Nili Fossae sur Mars // Source : Nasa

La Nasa indique que sa prochaine carte sera publiée dans un an, en juin 2023 donc, mais que celle-ci ne couvrira que les longueurs d’onde visibles. Les cryoréfrigérateurs du CRISM — les instruments qui servent à maintenir les températures basses en permettant à la sonde de détecter plus clairement les longueurs d’onde de la lumière infrarouge — sont arrivés au bout de leur durée de vie. Cette nouvelle étude portera uniquement sur les minéraux ferrifères (roche sédimentaire contenant du fer) et constituera la dernière mission du CRISM, car l’instrument sera ensuite mis en mode « sans échec » puis désactivé.