Microsoft a décidé de clôturer l'année avec une extension solo pour Gears 5. Jolis graphismes et gameplay calibré, mais durée de vie un peu courte.

Microsoft avait une dernière surprise pour les propriétaires d’une Xbox One, d’une Xbox Series S ou d’une Xbox Series X : une extension solo pour l’excellent jeu de tir Gears 5. Disponible depuis le 15 décembre et gratuite pour les abonnés Xbox Game Pass Ultimate (19,99 euros sinon), elle est baptisée Gears 5 : Exterminateurs et nous plonge une nouvelle fois dans l’enfer de la guerre — cette fois en prenant le contrôle de l’escouade Scorpio. Les fans ne manqueront pas de remarquer qu’il s’agit des trois personnages déjà à l’œuvre dans le mode Fuite (introduit dans Gears 5).

Cette fois, Mac, Keegan et Lahni embarquent pour une mission suicidaire consistant à trouver un moyen de détruire un nid ennemi entier. Les voilà sur l’archipel tropical de Galangi, un décor qui offre quelques-uns des plus beaux panoramas de la saga, surtout si vous jouez sur Xbox Series X (4K, 60 fps et maîtrise totale du HDR au programme). Certains environnements de la jungle évoquent Tomb Raider, et c’est un vrai bonheur pour les yeux. Gears 5 : Exterminateurs promet entre deux et trois heures de durée de vie selon votre familiarité avec le gameplay.

Gears 5 : Exterminateurs // Source : Capture d’écran Xbox

Faut-il relancer Gears 5 pour son extension solo ?

Gears 5 : Exterminateurs n’a pas pour objectif de bousculer les habitudes des fans. On retrouve dès lors ce gameplay maîtrisé à l’extrême, sans aucune fausse note. Le tout premier Gears of War était un défouloir, associant un certain sens tactique (il faut utiliser la couverture à bon escient) et du gore en veux-tu en voilà. Gears 5 : Exterminateurs reprend cette recette adorée à son compte, mais ajoute quand même un ingrédient inédit : chacun des personnages dispose d’un pouvoir propre pour se défaire plus facilement des ennemis (pouvoir que l’on peut améliorer en ramassant des pierres cachées). Il y a un bouclier, une arme au corps-à-corps énergétique et la recharge de munitions (très pratique dans le feu de l’action). Le gameplay fonctionne toujours aussi bien plus d’un an après le lancement de Gears 5, qui avait commencé à ouvrir la licence vers d’autres horizons. Gears 5 : Exterminateurs poursuit dans cette voie.

Gears 5 : Exterminateurs // Source : Capture d’écran Xbox

Extension oblige, l’expérience est courte et manque de grands moments comme les précédents Gears en ont le secret. C’est dommage. The Coalition arrive toutefois à intégrer quelques séquences faisant la part belle à la narration. Elles permettent d’en découvrir un peu plus sur l’origine des trois héros, aucun n’ayant vraiment sa langue dans sa poche. Les aficionados de l’univers seront nécessairement ravis de découvrir de nouvelles têtes. On pense par exemple à Hana Cole, fille d’Augustus Cole — un protagoniste qui apparaît dès le premier Gears of War. Au regard de la personnalité de Mac, Keegan et Lahni, on espère les retrouver plus tard, dans d’autres jeux ou extensions.

Gears 5 : Exterminateurs // Source : Capture d’écran Xbox

Malgré ses qualités graphiques indéniables et ce qu’il apporte à la saga, Gears 5 : Exterminateurs nous laisse un peu sur notre faim. On en fait trop vite le tour et on aurait espéré prolonger le plaisir un peu plus, puisque la compagnie de l’attachante Escouade Scorpio est loin d’être désagréable. La gratuité garantie par l’abonnement Xbox Game Pass impose l’indulgence. Mais à 19,99 euros, c’est un grand non.

 

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