Gears 5 sera disponible au lancement de la Xbox Series X, avec une mise à jour optimisant les performances. Le portage n'apporte hélas pas suffisamment d'améliorations par rapport à la version Xbox One X.

Gears 5 fait partie des jeux de lancement de la Xbox Series X, attendue pour le 10 novembre en France. S’il n’est pas totalement inédit (il est sorti en septembre 2019 sur Xbox One), le jeu de tir à la troisième personne sera optimisé sur la nouvelle console de Microsoft (gratuitement pour les propriétaires). Les développeurs de The Coalition ont revu leur copie afin de proposer des performances, techniques comme visuelles, de meilleure facture. Après avoir rejoué à Gears 5 sur Xbox Series X, on peut affirmer que le jeu est toujours aussi ébouriffant. Mais il l’était déjà sur Xbox One X.

«  Il est à la Xbox One X ce que sont Uncharted 4 : A Thief’s End et God of War à la PlayStation 4 Pro : une vitrine technologique », écrivions-nous sur Gears 5 dans notre test réalisé sur Xbox One X. Nous pesions nos mots à l’époque et, après avoir vu le portage Xbox Series X, nous n’en regrettons pas un seul. S’il arrive avec de gros chiffres et la promesse d’un rendu supérieur au mode Ultra sur PC, nos souvenirs de la version Xbox One X n’ont pas été effacés pour autant.

Gears 5 était déjà trop beau sur Xbox One X

Dans un tweet publié le 14 octobre, l’utilisateur ReallyMilkkyWay s’est amusé à diffuser des images comparatives entre les versions Xbox One X et Xbox Series X de Gears 5. En réponse, beaucoup de joueurs se sont demandé ce qu’ils devaient regarder pour voir une différence, quand d’autres ont quand même mis en avant des améliorations (textures, éclairages, ombres). Les captures d’écran diffusées sur le réseau social ne permettent pas vraiment de constater les évolutions, il est vrai très subtiles. Globalement, on peut affirmer que Gears 5 est plus joli sur Xbox Series X. Il conserve le framerate à 60 fps de la version Xbox One X et ajoute la 4K native (la définition s’adapte à la situation sur Xbox One X).

Néanmoins, il est vrai que l’optimisation joue sur des détails : des ombres mieux découpées, des éclairages plus précis, des particules plus abondantes dans l’air, une profondeur de champ plus étendue, une meilleure occlusion ambiante, une modélisation un peu plus détaillée, une fluidité toujours stable, des textures plus fines, des temps de chargement plus courts… Malgré tous ces petits ajouts, la version Xbox Series X de Gears 5 n’offre pas le plaisir de la redécouverte totale, davantage ce sentiment d’être en face d’une expérience offrant plus de confort pour les yeux et des nuances plus réalistes. Ces gains seront plus appréciés par les joueurs exigeants. Ils restent par ailleurs dépendants du téléviseur sur lequel la console est branchée.

Si beau soit-il, Gears 5 ne peut pas être le porte-étendard de la Xbox Series X, tout simplement parce que la version Xbox One X mettait déjà la barre bien trop haut. Pour apprécier une vitrine technologique sur Xbox Series X, il faudra attendre encore un peu. Sur ce point, il faut rappeler que les plus beaux jeux d’une console sont souvent les derniers qui sortent (Gears 5 est sorti six ans après la Xbox One). Les développeurs doivent apprendre à maîtriser les nouvelles plateformes et se débarrasser une bonne fois pour toutes des anciennes.Gears 5 paie assurément sa disponibilité sur Xbox One X dans le sens où il reste attaché à la génération actuelle. Lors de nos tests de la Xbox Series X avec Dirt 5, on a pu faire un constat similaire : c’est mieux (heureusement), mais il n’y a pas de vraie rupture.

Gears 5 // Source : Microsoft

Jusqu’à quand faudra-t-il patienter pour en prendre vraiment plein la vue avec la Xbox Series X ? Nul ne saurait le dire puisque beaucoup de jeux sortiront encore sur Xbox One. Dans un premier temps, acquérir une Xbox Series X sera comparable à un changement de configuration PC — cette idée de revivre la même chose, simplement en un peu mieux. Au lancement de la Xbox One, les éditions Remastered donnaient l’illusion qu’il y avait de vrais changements. Sept ans plus tard, on se dit simplement qu’ils étaient payants.

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