C’est sur un mélange original de deux mécaniques antagonistes que repose notre jeu de société de la semaine, puisqu’il combine dextérité et stratégie. Partez avec nous À la conquête des catacombes !

Passons rapidement sur la thématique, une histoire de champions des temps anciens qui se combattent, totalement absente en dehors des magnifiques illustrations, pour nous concentrer sur le cœur du jeu, sa mécanique.

Dans ce titre jouable de deux à quatre joueurs, il y a toujours deux équipes qui s’affrontent : l’héroïque équipe de l’épée d’un côté, la maléfique équipe du crâne de l’autre. Et chacune d’elles est composée de deux personnages.

À la conquête des catacombes
Combat rapproché ! // Source : fastbilly1

À son tour, on pioche une carte et on en joue une de sa main, dans le but de faire perdre des jetons de santé à l’équipe adverse. Chaque carte définit, entre autres, une séquence de tirs, qu’il faut appliquer à l’aide de pichenettes. Comme les parcours de billes de notre enfance. Sauf qu’ici, ce sont des jetons en bois. Simplissime.

Il existe trois types de tirs :

  • de déplacement : le pion du personnage est projeté par une pichenette, mais n’inflige aucune blessure s’il percute un autre pion,
  • de combat : si le pion percute un personnage adverse, un dégât est infligé,
  • à distance : comme pour le tir de combat, sauf qu’on projette un jeton spécial (boule de feu, arc ou vague d’énergie) au lieu de son personnage.

Et, si vous êtes très fort, vous pouvez même infliger le double de dégâts si vous touchez les deux personnages adverses d’une seule pichenette !

À la conquête des catacombes
Quelques cartes // Source : Nuts Publishing

Heureusement pour les plus maladroits, un astucieux système de murs délimite la zone de jeu, et évite de devoir chercher ses pions perdus sous la table ou le canapé.

Certaines cartes bénéficient également d’une capacité spéciale (récupérer deux jetons de santé par exemple), ou d’une armure, à utiliser plus tard dans la partie pour ignorer des dégâts.

En plus des pions des personnages, cinq obstacles plus gros sont placés sur la zone de jeu en début de partie. La dernière action du tour d’un joueur lui permet de déplacer un de ces obstacles, également par une pichenette. Et ça change pas mal la donne, puisqu’on peut ainsi essayer de le placer pour mettre ses pions à l’abri, ou pousser un pion adverse dans une position peu avantageuse.

Les joueurs jouent ainsi à tour de rôle, en alternant les équipes et leurs deux membres. La partie s’arrête quand l’une d’elles perd son dernier jeton de santé, ou qu’un joueur ne peut plus jouer de carte de sa main. L’équipe la plus en forme l’emporte alors.

Pourquoi y jouer ?

En ouvrant la boîte, outre le très chouette matériel du jeu, on trouve son livret de règle… de 32 pages, alors que nous venons de les résumer en quelques lignes. N’ayez crainte, tout est limpide, parfaitement expliqué, et, surtout, un tutoriel d’une quinzaine de pages présente les premiers tours d’une partie de manière didactique et détaillée.

Ce qu’on trouve surtout dans la boîte, c’est un excellent jeu. Familial, original, immédiat et fun. Bien sûr, il existe déjà d’autres jeux de pichenette. On pense immédiatement au génial jeu de course PitchCar. Mais l’ajout des cartes apporte de la stratégie, qui donne toute sa saveur au jeu. Une combinaison atypique, mais qui fonctionne parfaitement.

À la conquête des catacombes
Source : Nuts Publishing

Ce n’est pas de la grosse stratégie qui fait mal à la tête. Une partie dure tout au plus une trentaine de minutes. C’est plutôt sa capacité à gérer ses cartes en main, à jouer la bonne au bon moment, qui vous emmènera vers la victoire.

En revanche, même si vous êtes le meilleur stratège au monde, si vous êtes nul en pichenette, c’est la défaite assurée. Heureusement, on prend vite le pli, et les tirs ratés des premières tentatives, trop forts ou pas assez, laissent place à de jolies passes d’armes entre joueurs.

Familial, original, immédiat et fun

Parfaitement jouable à deux ou trois, sans changement de règles, c’est à quatre joueurs, par équipe, qu’il prend tout son potentiel de fun. Car si le pool de cartes est commun à l’équipe, chaque joueur pioche sa propre main et ne peut utiliser que les siennes.

À la conquête des catacombes
D’autres cartes // Source : Nuts Publishing

Avec son matériel d’excellente facture, ses magnifiques illustrations, ses règles vraiment simples, À la conquête des catacombes est un concentré de fun. Combinant le côté régressif des pichenettes et la gestion de sa main de cartes pour jouer la meilleure au bon moment, c’est un jeu à pratiquer sans modération, entre amis et en famille, idéalement à quatre joueurs. D’autres titres existent déjà en anglais dans cette gamme. Nous n’y avons jamais joué, mais s’ils sont du même acabit, croisons les doigts pour une traduction.

  • À la conquête des catacombes est un jeu d’Aron West
  • Illustré par Kwanchai Moriya
  • Édité par Nuts Publishing
  • Pour 2 à 4 joueurs à partir de 8 ans
  • Pour des parties d’environ 15 à 30 minutes
  • Au prix de 19,90 € chez Philibert

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