Icône du Septième Art disparu tragiquement dans un accident de voiture, James Dean va ressusciter, le temps d'un film, grâce à la magie des effets spéciaux.

Va-t-on assister à la résurrection de vieilles icônes du Septième Art grâce à la magie des effets spéciaux ? On aura en tout cas l’occasion de bientôt (re)voir l’une d’entre elles, James Dean, dans un film inédit. Disparu en 1955 dans un accident de voiture, l’acteur a « obtenu » un second rôle dans Finding Jack, a annoncé Hollywoord Reporter le 6 novembre 2019.

Alors qu’il y a sans doute suffisamment d’acteurs — vivants — sur le marché pour incarner le personnage, les producteurs voulaient James Dean à tout prix. «  Nous avons longtemps cherché le candidat idéal pour incarner à la perfection le rôle de Rogan, qui a quelques arcs complexes, et après des mois de recherches, nous avons choisi James Dean », confie Anton Ernst, réalisateur. 

James Dean dans Giant // Source : Warner Bros.

James Dean de retour grâce aux effets spéciaux

Les producteurs de Finding Jack, dont l’histoire s’articule autour de l’abandon de milliers de chiens militaires à la fin de la guerre du Vietnam, ont obtenu les droits d’images auprès de la famille de James Dean, honorée de voir l’acteur participer à un nouveau long métrage. Il sera « ressuscité » par une société spécialisée dans les effets spéciaux, à partir de photos et de vieilles séquences filmées. L’intégralité du corps sera reconstituée en images de synthèse et un doubleur se chargera de lui prêter sa voix.

Il est intéressant de rappeler que ce n’est pas la première fois que le cinéma fait revivre un acteur décédé. Universal Pictures avait dû user d’artifices pour terminer Fast & Furious 7 après la disparition de Paul Walker (ses frères l’ont remplacé et leur visage a été retouché numériquement pour créer l’illusion). Disney a également été contraint de faire appel aux effets spéciaux pour un personnage de Star Wars : Wilhuff Tarkin (joué par Peter Cushing). Le studio a par ailleurs modélisé un visage rajeuni de Carrie Fischer pour les besoins de Rogue One : A Star Wars Story. Dans les années 90, le réalisateur du film The Crow, marqué par la mort de Brandon Lee durant le tournage, s’était appuyé sur des CGI pour boucler certaines scènes.

Toutefois, dans les exemples cités, il y avait une nécessité scénaristique. Dans le cas de James Dean, c’est une vraie résurrection. Et une potentielle boîte de Pandore ouverte. « Cela ouvre la voie à des opportunités pour des acteurs qui ne sont plus avec nous », souligne Mark Roesler, qui représente la famille Dean et d’autres célébrités (dont certaines défuntes). On s’en serait  bien passé.

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