La paix est signée entre Marvel Studios et Sony Pictures. Après un bras de fer de plusieurs semaines, les deux parties on trouvé un terrain d'entente sur l'emploi de Spider-Man au cinéma. Le prochain film de l'homme-araignée intégrera bien le MCU.

La raison a fini par l’emporter. Après plusieurs semaines de friction, Marvel Studios et Sony Pictures ont annoncé ce vendredi 27 septembre leurs retrouvailles : les deux studios de production vont de nouveau travailler main dans la main pour proposer Spider-Man au cinéma. Ce troisième film de Spider-Man dans le cadre de l’Univers Cinématographique Marvel (MCU) est attendu pour juillet 2021.

L’accord trouvé entre les deux entreprises, dont les détails ne sont pas (encore ?) publics, écarte définitivement la perspective d’un reboot de la licence ou d’un remplacement de Tom Holland, l’acteur britannique qui prête ses traits à Peter Parker depuis 2016 — deux éventualités toutefois très incertaines, puisque l’intéressé avait fait savoir qu’il demeurait impliqué dans les projets de Sony Pictures.

Dans le MCU, Spider-Man est présent à cinq reprises. Deux des films sont centrés sur son personnage (Spider-Man : Homecoming et Spider-Man : Far From Home) et les trois derniers ont servi à le présenter et à le faire interagir avec d’autres super héros dans des intrigues plus larges : Captain America : Civil War, Avengers : Infinity War et Avengers : Endgame.

Tom Holland dans Spider-Man : Far From Home // Source : Sony Pictures

Désaccord financier sur Spider-Man

Spider-Man est indéniablement l’une des icônes les plus importantes de l’univers Marvel, ce que sait très bien Sony Pictures. Tout est mis en œuvre pour exploiter et conserver la licence. Pendant longtemps d’ailleurs, l’homme-araignée évoluait de son côté, hors du MCU, qui a démarré en 2008, puisque les droits d’exploitation du super-héros à l’écran n’appartiennent pas à Marvel Studios (et donc Disney).

Spiderman Spider-man
Allégorie du déchirement entre les deux studios. // Source : Columbia Pictures/Marvel Studios

Cependant, la situation s’était débloquée en 2015 à la suite d’un accord entre Marvel Studios et Sony Pictures. C’est ainsi que sa présence dans cinq films a pu être obtenue. Au moment de l’accord de 2015, Disney n’avait accepté qu’une petite partie des revenus des nouveaux films Spider-Man (près de 5 %), en échange de pouvoir utiliser le super-héros dans ses films Marvel.

Mais entretemps, Tom Holland est devenu une star et son interprétation remarquée et appréciée de Peter Parker ont poussé Disney à réclamer une part de gâteau plus importante sur les revenus, en devenant producteur à 50 %, estimant que sa contribution au succès des films Spider-Man est en grande partie due à la qualité de son travail et au succès du MCU. Sony, évidemment, n’avait pas accepté.

Depuis, un bras de fer financier s’était installé entre les deux parties. Mais c’est de l’histoire ancienne. Du moins, jusqu’à la prochaine poussée de fièvre.

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