Découvrez chaque semaine un jeu de société que nous avons sélectionné pour vous (avec amour et passion). Cette semaine, c'est Linko qui est à l'honneur.

Linko est constitué d’une centaine de cartes numérotées de un à treize. Chaque joueur commence la partie avec treize de ces cartes. Le but du jeu est de vider sa main.

À tour de rôle, les joueurs posent en tas devant eux une ou plusieurs cartes. Si c’est une seule, peu importe sa valeur. Mais si c’est plusieurs, elles doivent toutes être de même valeur. Après avoir posé ses cartes, le joueur vérifie chez ses adversaires s’ils ont devant eux une série de même quantité, mais de valeur plus petite. Si c’est le cas, il peut éventuellement les ramasser. Par exemple, si je pose trois cartes de valeur sept et qu’un autre joueur a devant lui trois cartes de valeur cinq, je peux les prendre.

Linko

Mais pourquoi ramasser des cartes supplémentaires si le but est de s’en débarrasser ? Pour améliorer ma main et constituer une plus grande série. Dans l’exemple précédent, si j’ai déjà trois cartes de valeurs cinq en main et que j’en ramasse trois de plus, j’obtiens une collection de six cartes.

Par contre si les cartes ne m’intéressent pas, le ou les joueurs concernés les défaussent. Puis, dans tous les cas, ils en reprennent le même nombre, soit depuis la pioche, soit parmi les six posées face visible au centre de la table.

La partie s’arrête dès qu’un joueur n’a plus de cartes en main. On passe alors au décompte : chaque carte posée rapporte un point, mais chaque carte encore en main en fait perdre un. Le joueur en cumulant le plus remporte la partie.

Pourquoi c’est bien

Linko se rapproche énormément d’un jeu de cartes traditionnel. Un mix entre un jeu de levée (comme la belote) et un jeu de défausse (comme le 8 américain). Les novices se sentent ainsi à l’aise, ils sont en terrain connu. Idéal donc pour jouer avec des débutants, de tous les âges, des enfants aux grands-parents.

Opportunité, anticipation et attention

Mais même au-delà de cet aspect initiatique, Linko est une valeur sûre. Si les choix se font un peu au hasard lors des premières parties, l’expérience permet vite de mettre en place des stratégies et de surveiller ce que font les autres joueurs. Il faut ramasser les bonnes cartes au bon moment et parvenir à s’en débarrasser sans devoir repiocher. Il faut également prendre garde aux cartes disponibles au centre de la table pour ne pas en offrir de trop intéressantes aux adversaires. Opportunité, anticipation et attention sont les clés de la victoire.

La mécanique de Linko, bien que très simple, va un peu à contre-courant de ce que l’intuition nous dicte de jouer. Mais il s’apprivoise après quelques parties et devient alors très addictif. C’est un jeu très malin et c’est d’ailleurs celui auquel nous avons le plus joué l’an passé. Et pourtant il n’est pas tout neuf : c’est un classique dont les qualités perdurent au fil des ans.

Linko

Comme souvent dans les jeux de cartes, il est possible de s’arrêter après une partie. Mais on peut également noter les scores au fur et à mesure et déclarer un grand vainqueur après plusieurs manches… il offrira alors l’apéro aux autres ou fera la vaisselle. Car oui, Linko est idéal pour taper le carton entre amis autour d’un verre.

  • Linko est un jeu de Michael Kiesling et Wolfgang Kramer
  • Illustré par Oliver Freudenreich
  • Édité par Ravensburger
  • Pour 2 à 5 joueurs à partir de 10 ans
  • Pour des parties d’environ 20 minutes
  • Au prix de 8,00 € chez Philibert

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