La deuxième extension de Diablo 4, intitulée Lord of Hatred, captive beaucoup plus que la première, avec un affrontement au sommet face à Méphisto. On est fan, aussi, de la nouvelle classe : le trop puissant démoniste.

Blizzard s’était fixé une ambition impossible à tenir avant le lancement de Diablo 4 : lancer une extension par an. Spoiler alert : promesse non tenue. Le hack’n’slash fêtera bientôt ses trois ans et le deuxième grand chapitre, intitulé Lord of Hatred, s’apprête à peine à sortir, plus d’un an après la précédente (Vessel of Hatred). Les fans, qui se sont gavés des différentes saisons proposées par les développeurs, attendaient ce nouvel acte avec impatience.

Et pour cause : Vessel of Hatred, sorte de course poursuite dans les forêts luxuriantes de Nahantu, offrait une narration dévecante, avec une conclusion au goût d’inachevé. Cette première extension de Diablo 4 n’était en réalité qu’un apéritif pour un affrontement épique avec Méphisto, l’un des démons majeurs parvenus à corrompre une fois encore les terres de Sanctuaire. En résulte une aventure haletante au sein d’un environnement nouveau : la région inédite de Skovos — où Lilith et Inarius ont créé les néphalems, et où séjournent les guerrières Askari (ou amazones).

Diablo 4: Lord of Hatred // Source : Capture PS5
On se croirait en Méditerranée. // Source : Capture PS5

La nouvelle région de Diablo 4 séduit (encore) par sa direction artistique ébouriffante

Depuis la sortie de Diablo 4, on ne cesse de clamer notre amour pour la direction artistique magistrale, imaginée par les artistes de Blizzard. Loin du cirque Pinder de Diablo 3, le quatrième opus renoue avec l’horreur et l’ambiance délétère. Skovos s’inscrit dans cette tendance : sur des constructions majestueuses que ne renierait pas la cité fortifiée Minas Tirith et ces décors en bord de mer inspirés des côtes méditerranéennes, les cigales en moins, Blizzard saupoudre une situation de crise, matérialisée par le retour en triomphe de Méphisto. Le démon est bien décidé à répandre ce qu’il maîtrise comme personne, à savoir la haine, ascendant chaos.

Diablo 4: Lord of Hatred // Source : Capture PS5
L’ennemie de mon ennemi deviendrait-elle mon amie ? // Source : Capture PS5

Pour la joueuse ou le joueur, l’objectif est simple : récupérer les fragments d’une lame forgée par Lilith (la fille de Méphisto) pour son fils Rathma, lame qu’il a refusée, car il détestait sa mère et qu’il a donc préféré détruire. « La lame bannira mon père dans le Vide. Ce qui était autrefois ma prison deviendra la sienne. », assène Lilith, antagoniste des premiers actes qui devient soudainement une alliée précieuse. Le récit de Lord of Hatred lorgne volontiers du côté des conflits tragico-familiaux qui régissent l’arbre généalogique de Méphisto et, par conséquent, renforcent un peu plus le lore de la saga. Les aficionados seront ravis d’avoir des lignes supplémentaires à remplir dans leur wiki et il y a suffisamment de rebondissements pour captiver les autres.

Lord of Hatred fait mieux que Vessel of Hatred

Sur ce point, Lord of Hatred fait mieux que Vessel of Hatred, avec un fil rouge rempli de quêtes qui vous occuperont une bonne dizaine d’heures, à défaut de vous opposer un défi de taille. On apprécie par ailleurs le spectacle offert : dans Sanctuaire qu’on sent prêt à tomber, on vit des moments vraiment dantesques. En témoigne cette traversée de montagnes matraquées par des gerbes de lave. Là encore, il est difficile de ne pas penser au Seigneur des anneaux et au lieu où doivent se rendre Sam et Frodo pour détruire l’Anneau unique. Il y a pire comme référence.

Diablo 4: Lord of Hatred // Source : Capture PS5
Une séquence vertigineuse. // Source : Capture PS5

Il faut qu’on (re)parle du démoniste

Lord of Hatred ajoute non pas une mais deux classes dans Diablo 4 : le paladin, qui est loin d’être inédit (et a déjà cassé le jeu), et le démoniste, 100 % nouveau. On l’avait trouvé un peu trop puissant lors de notre première prise en main dans les locaux de Blizzard, et cette impression n’a pas changé. Le démoniste, qui utilise les forces des enfers pour les retourner contre le Mal, est bel et bien capable d’engendrer rapidement de lourds dégâts chez les ennemis, compensant alors sa faible survivabilité (gare aux déplacements). Ce pauvre Méphisto s’en souvient encore, tant il n’a pas fait un pli face à mon arsenal associant des pouvoirs de feu et des sbires démoniaques. Quand on sait qu’on n’a strictement rien optimisé dans l’arbre de compétences, faute de builds disponibles sur les sites spécialisés, on ose imaginer à quoi ressembleront les parties des adeptes du l’optimisation à outrance. Il va sans dire que les développeurs réagiront vite, s’il s’avère que le démoniste casse trop le jeu.

Diablo 4: Lord of Hatred // Source : Capture PS5
Aucun doute, c’est une démoniste. // Source : Capture PS5

D’autant que Lord of Hatred introduit une refonte totale de l’arbre des compétences. Blizzard a envie de pousser les joueuses et les joueurs vers la spécialisation plutôt que des options génériques qui finissent par toutes se ressembler. Ainsi, les différents talents peuvent désormais accueillir 15 points d’amélioration (contre 5) et disposent de variantes passives bien plus nombreuses (exit les passifs généraux, d’ailleurs). Je peux en témoigner avec mon démoniste, qui n’utilisait sur la fin que trois talents poussés au maximum, là où j’en utilisais bien plus avec mes précédents personnages. Cette évolution mise sur la concentration plutôt que la dispersion, ce qui devrait, sur le papier, varier les plaisirs et offrir bien plus de possibilités, gommant alors un défaut de Diablo 4.

Lord of Hatred ajoute une autre manière de personnaliser sa classe. Reçu très tôt dans l’aventure, il offre l’opportunité d’insérer des charmes — lesquels octroient divers bonus. Bien sûr, il existe des sets qui ajoutent toujours plus de puissance quand ils sont rassemblés. Enfin, il y a le grand retour du cube horadrique, autant pensé pour gonfler le contenu du haut niveau que pour redonner de l’intérêt au butin (ou plus particulièrement aux affixes). Sera-t-il suffisant pour nous faire patienter jusqu’à la prochaine extension ? C’est tout l’enjeu pour Blizzard. En attendant, Lord of Hatred est une bien meilleure extension que Vessel of Hatred.

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