Entre blockbusters internationaux, thrillers musclés à la française et productions originales, le catalogue de Netflix regorge de séquences explosives. Pour vous aider à faire le tri ce week-end, nous avons sélectionné huit titres incontournables disponibles actuellement sur la plateforme. Des chorégraphies millimétrées de Tyler Rake à l’intensité brutale d’AKA, voici le guide de survie pour vos soirées cinéma.

Le cinéma d’action a trouvé une seconde jeunesse sur Netflix. Entre les productions originales à gros budget qui multiplient les prouesses techniques et les thrillers aux chorégraphies brutes, le catalogue français de la plateforme offre aujourd’hui un terrain de jeu assez exceptionnel pour les amateurs de sensations fortes. Que vous soyez en quête de plans-séquences, de traques internationales aux quatre coins du globe ou de récits d’infiltration sous haute tension, la sélection qui suit regroupe le meilleur du genre. On n’oublie évidemment pas les fusillades et la bagarre. Car après tout, un film d’action sans bagarre, est-ce que ça existe vraiment ?

Notons que, si vous préférez d’autres genres cinématographiques, vous pouvez jeter un œil à notre sélection des meilleurs films d’horreur sur Netflix, les meilleures comédies ou même les dramas coréens. Il en faut, après tout, pour tous les goûts.

Tyler Rake, premier du nom

On commence par l’étalon-or des productions originales Netflix. Réalisé par Sam Hargrave, ancien directeur de la seconde équipe et cascadeur chevronné sur les films Marvel, Tyler Rake marque une rupture dans le genre. Hargrave utilise ici son expertise du mouvement pour filmer des affrontements avec une fluidité assez folle, transformant chaque scène en un ballet mortel et percutant. En cela, on retrouve une certaine proximité avec la saga John Wick.

En fait, le film se distingue surtout par son refus du tout numérique. La force de la réalisation réside notamment dans ce plan-séquence central de douze minutes, véritable tour de force technique qui suit Tyler Rake dans une traque urbaine dans une cité indienne. Du grand art. C’est une leçon de mise en scène qui place l’immersion avant toute autre considération narrative. Difficile de ne pas conseiller ce film sur Netflix, ça serait criminel.

Tyler Rake 2, la suite

On enchaîne avec cette suite, qui confirme l’ambition du duo Hargrave-Hemsworth. Ici, le réalisateur ne se contente pas de reproduire la formule, il l’amplifie. Le film délaisse les décors tropicaux du premier opus pour des environnements géorgiens plus froids et oppressants, offrant un contraste visuel bienvenu qui sert une action encore plus frontale. C’est aussi une bonne occasion pour faire comprendre au spectateur que ce n’est pas un simple copier-coller.

L’exploit technique est cette fois poussé dans ses derniers retranchements avec une séquence d’extraction en prison dépassant les vingt minutes. La caméra de Hargrave ne lâche jamais l’action, naviguant entre les couloirs, les combats au corps-à-corps et une poursuite en hélicoptère. C’est une démonstration de force qui prouve que le cinéma d’action « pur » a encore de beaux jours devant lui sur la plateforme. Et encore une fois, même si John Wick a révolutionné le cinéma d’action, Tyler Rake a réussi à apporter sa propre touche, et c’est toujours bon à prendre.

The Gray Man, le très bon film des frères Russo

On poursuit avec une autre production majeure, The Gray Man, orchestré par les frères Russo. Forts de leur expérience sur des blockbusters de grande ampleur (c’est le moins que l’on puisse dire avec Avengers: Endgame), les réalisateurs livrent ici un film d’espionnage global. Le duo exploite un budget massif pour mettre en scène des affrontements à grande échelle, privilégiant une mise en scène vive et une utilisation dynamique des lieux de tournage internationaux.

Ce qui frappe dans ce film, c’est la gestion du rythme. Les frères Russo parviennent à jongler avec une multitude de personnages tout en maintenant une clarté visuelle exemplaire lors des fusillades et des courses-poursuites. Un peu comme dans Heat. Le duel entre Ryan Gosling et Chris Evans est parfaitement mis en valeur par une réalisation qui joue sur le contraste entre la froideur professionnelle du héros et le chaos qu’il sème derrière lui. Un excellent film d’action.

AKA, la France à l’honneur

On bascule ensuite vers le cinéma français avec AKA, le premier long-métrage de Morgan S. Dalibert. Directeur de la photographie de métier, Dalibert apporte une texture très différente aux images. Le film se débarrasse du vernis hollywoodien pour privilégier une esthétique plus sombre et réaliste, parfaitement adaptée à l’ambiance des milieux mafieux infiltrés.

Le réalisateur mise sur la performance physique d’Alban Lenoir, qu’il filme au plus près. Les scènes de combat sont brutes, sèches, et évitent les effets de manche superflus. C’est une réalisation qui privilégie la tension psychologique et la brutalité des impacts, ancrant le film dans une réalité plus tangible et plus lourde que celle de ses homologues américains. Ou même que certains films d’action français contemporains comme la trilogie Balle perdue (avec aussi Alban Lenoir en vedette).

Red Notice, le film d’action qui ne se prend pas au sérieux

On opère une transition vers le pur divertissement avec Red Notice, écrit et réalisé par Rawson Marshall Thurber. Après avoir collaboré avec Dwayne Johnson sur Skyscraper, le réalisateur maîtrise parfaitement les codes de la comédie d’action. Ici, la réalisation est au service du duo comique, avec une mise en scène qui souligne autant les punchlines que les cascades.

L’approche de Thurber est volontairement légère et très colorée, très loin du sérieux des films d’espionnage classiques. Le cinéaste joue avec les attentes du public, multipliant les retournements de situation et les décors grandioses. C’est un film qui assume son côté « blockbuster de confort », où la mise en scène est réglée comme une horlogerie de précision pour servir le trio d’acteurs. Ce n’est pas forcément le plus grand film de la liste, mais ça reste tout de même un bon film pop-corn si on veut voir de l’action sans se prendre la tête.

Jack Reacher, la version avec Tom Cruise

On continue avec un retour à une approche plus classique grâce à Edward Zwick. Habitué aux fresques historiques et aux drames, Zwick apporte une rigueur de mise en scène qui tranche avec les productions frénétiques récentes. Il filme Tom Cruise avec une sobriété finalement assez élégante, mettant l’accent sur le poids physique et la stratégie plutôt que sur le pur chaos visuel. On est ici sur la version du personnage avec Tom Cruise avant qu’Alan Ritchson vienne encore un peu plus sublimer le rôle.

La force de cette version est sa lisibilité. Zwick refuse de succomber à l’excès de coupes au montage lors des scènes de combat, sans être non plus sur un plan-séquence. Les affrontements sont percutants parce qu’ils sont cadrés de manière à ce que le spectateur comprenne chaque mouvement du personnage. C’est une mise en scène qui respecte l’ADN du personnage de Jack Reacher, une force tranquille.

War Machine, le dernier en date

On enchaîne avec cette production (très) récente, réalisée par Patrick Hughes. Connu pour son travail sur des films d’action rythmés comme Expendables 3, Hughes livre ici une œuvre qui mélange science-fiction et traque musclée. Le réalisateur s’appuie sur une esthétique sombre et technologique pour immerger le spectateur dans ce récit de survie où le danger est à la fois humain et cybernétique. Par contre, il ne faut pas s’attendre à de grosses fusillades, puisque l’action du film est surtout visible dans le côté très athlétique du personnage.

Eh oui, c’est la performance physique d’Alan Ritchson qui porte littéralement le film sur ses épaules. Ritchson, révélé par sa stature imposante, délaisse ici le jeu tout en retenue pour une interprétation centrée sur l’épuisement et l’instinct de survie. Sa présence à l’écran, alliée à la mise en scène de Hughes axée sur des affrontements dans des environnements clos, offre une intensité brute qui rappelle les classiques du survival. Un très bon film d’action au final.

Comparatif svod // Source : Montage Numerama

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