À l’approche du 27 février 2026, date qui marquera les 30 ans de Pokémon, la licence se retrouve à un tournant. Entre rumeurs sur la dixième génération et attentes de renouveau, les fans espèrent un épisode capable de réinventer la formule sans renier ses bases.

En 2026, année des 30 ans de la saga Pokémon, et plus de trois ans après le lancement de la neuvième génération, les attentes n’ont jamais été aussi élevées — les nôtres comprises. Nintendo vient d’ailleurs d’annoncer l’arrivée de Pokémon Rouge feu et Vert Feuille sur Switch et Switch 2, prévue pour le 27 février 2026 à l’occasion du Pokémon Presents.

Si la nouvelle a réjoui une partie des fans, le prix demandé — et l’impression d’avoir affaire à une simple ROM à peine modernisée — ont aussi suscité de vives critiques. Dès lors, que peut-on réellement attendre du prochain grand jeu Pokémon ? Voici nos espoirs pour l’avenir de la licence — ceux qui, peut-être, mettront (enfin) tout le monde d’accord.

Pokémon Rouge Feu et Vert Feuille  // Source : Nintendo
Pokémon Rouge Feu et Vert Feuille // Source : Nintendo

Voici ce qu’on attend de la 10e génération de jeux Pokémon

Un jeu Pokémon exclusivement sur Switch 2 ?

Un jeu Pokémon pensé exclusivement pour la Nintendo Switch 2 aurait de quoi faire rêver. Certes, un tel choix frustrerait une large partie des fans qui n’ont ni l’envie ni les moyens de changer de console. Mais il offrirait surtout au prochain opus l’opportunité de franchir un véritable cap technique, avec des performances plus stables, des environnements plus denses et des graphismes nettement supérieurs.

Car développer simultanément pour la Switch et la Switch 2 comporte un risque : celui de reproduire le schéma d’un titre comme Metroid 4: Beyond, perçu comme une version essentiellement Switch 1, légèrement améliorée. En se libérant des contraintes matérielles de l’ancienne machine, la Switch 2 pourrait au contraire permettre des ambitions bien plus larges : monde ouvert plus vivant, distances d’affichage accrues, animations plus naturelles, voire systèmes de jeu plus complexes.

Elle autoriserait également l’intégration de mécaniques inédites et de fonctionnalités réellement exclusives — à commencer par le mode souris, qui pourrait renouveler l’exploration, la capture ou même certaines interactions stratégiques. Autant d’éléments dont n’a malheureusement pas bénéficié Pokémon Legends Z-A, resté techniquement sage malgré les espoirs placés en lui.

Légendes Pokémon : Z-A // Source : Pokémon Company
Légendes Pokémon : Z-A // Source : Pokémon Company

Le prochain jeu Pokémon devra être beau et varié

En parlant de graphismes et de performances, le prochain jeu Pokémon devra, enfin, se montrer réellement convaincant sur le plan visuel. Si l’on dresse le bilan des derniers opus depuis Pokémon Épée et Pokémon Bouclier, les critiques n’ont jamais vraiment cessé. Une partie importante de la fanbase peine à comprendre comment une licence d’une telle ampleur peut accoucher de jeux à l’esthétique parfois jugée inférieure à celle d’autres productions Switch.

Pokémon Légendes: Arceus, malgré un gameplay et un concept largement salués, a notamment été pointé du doigt pour ses graphismes qualifiés de « très datés » : textures boueuses, environnements clairsemés, palette terne, assets répétitifs. Puis Pokémon Écarlate et Pokémon Violet ont essuyé des critiques encore plus sévères, certains allant jusqu’à parler d’échec technique, entre bugs, chutes de framerate et finitions approximatives.

Avec Pokémon Legends Z‑A, beaucoup espéraient un véritable bond visuel… pour finalement se retrouver face à un résultat jugé, là encore, perfectible. D’autant que le titre n’exploite pas réellement les spécificités de la Nintendo Switch 2.

Dans l’esprit des fans, « beau » ne se limite d’ailleurs plus à quelques effets de lumière ou à des modèles plus fins : il s’agit aussi d’offrir une nature détaillée et variée, avec des forêts denses, des jungles, des récifs, des grottes, des marécages, un relief crédible, et une profusion de petits détails (ruines, troncs, terriers, nids) qui racontent quelque chose et donnent l’impression que les Pokémon vivent réellement dans ces environnements

Ces limites n’empêchent pas de passer de très bons moments sur les dernières consoles de Nintendo. Mais pour son prochain grand chapitre, Game Freak devra prouver qu’il est capable d’élever le niveau technique de sa licence phare — et de répondre, enfin, aux attentes d’une communauté devenue particulièrement exigeante.

Une thématique forte

Au-delà des graphismes et des performances, joueurs et joueuses attendent aussi de ce prochain Pokémon qu’il s’appuie sur une thématique forte et assumée. Les fans ont pris goût à ces générations où tout — du scénario aux Pokémon légendaires, en passant par les environnements et la bande-son — gravite autour d’un fil rouge clair, capable de donner une véritable identité à la région.

Les rumeurs les plus relayées évoquent une Gen 10 baptisée Pokémon Wind et Pokémon Waves, articulée autour du thème de « l’infini ». On imaginerait alors une région cohérente jusque dans ses moindres détails : mer omniprésente, vents dominants, météo changeante, archipels à perte de vue… Une approche qui rappellerait Pokémon Noir et Pokémon Blanc, dont la région d’Unys explorait le conflit entre idéaux et réalité, ou encore Pokémon Soleil et Pokémon Lune, marqués par la thématique de la famille et de l’héritage à Alola.

Un Pokémon légendaire incarnant les cycles naturels — marées, saisons, vents — aurait de quoi séduire de nombreux aficionados. Et, petit bonus : si ces rumeurs venaient à se confirmer, on espère déjà que la version française osera un titre aussi évocateur que « Vents et Marées ».

Une nouvelle mécanique de gameplay…

Ces dernières années, on a eu droit à notre lot de nouvelles mécaniques de gameplay. La Gen 8 a apporté le Dynamax / Gigamax, via laquelle un Pokémon grossit pendant 3 tours, gagne des PV et des attaques « Max » spéciales, certaines espèces ayant des formes Gigamax uniques. Puis, avec Écarlate et Violet, est venue la Téracristallisation : ​un Pokémon change de type (Téra‑Type) une fois par combat, ce qui modifie complètement ses résistances et la puissance de certaines attaques.

Pokémon Violet et Écarlate // Source : Nintendo
Poussachat en mode Téracristallisation // Source : Nintendo

Toujours dans le cadre de ces rumeurs autour du Wind & Waves, la mécanique de la 10e génération pourrait s’articuler autour de la météo et des conditions climatiques. On pense alors à des mouvements météo ou un état spécial modifiant l’apparence du Pokémon et boostant certaines attaques ou types, un peu comme une forme temporaire liées à la météo. Sont également évoqués des légendaires liés aux typhons ou tsunamis, par exemple. Une idée séduisante sur le papier… à condition de le faire autrement de ce à quoi on a eu droit dans les dernières générations.

… qui renoue avec les bases de Pokémon

Une mécanique centrée sur la météo permettrait peut-être de sortir de la surenchère des transformations spectaculaires. Dynamax, Gigamax, Téracristallisation : à chaque génération, son « super mode » temporaire, sa forme boostée, son effet visuel massif. L’idée fonctionne une fois, intrigue deux fois… puis finit par donner une impression de recyclage sous un autre nom.

Revenir à une mécanique qui structure l’ensemble du combat, plutôt qu’à une transformation ponctuelle, serait une bouffée d’air frais. La météo fait déjà partie de l’ADN compétitif de la licence : la placer au centre du jeu permettrait d’approfondir des bases existantes plutôt que d’empiler un nouveau gadget. Après plusieurs générations construites autour d’un bouton « transformation », peut-être est-il temps pour Pokémon de ralentir sur l’escalade des pouvoirs et de redonner la priorité à la tactique pure.

Avoir droit à plus de 8 badges

Si les leaks parlent plutôt d’une énorme région multi‑îles (inspirée de l’Asie du Sud‑Est), une mécanique nous permettant d’avoir accès à plus de huit badges d’arène serait la bienvenue. Historiquement, Or et Argent restent les seuls jeux avec deux régions complètes (Johto et Kanto), servant ainsi de référence pour les fans.

D’autant que Game Freak a déjà montré qu’ils sont prêts à changer la formule « 8 badges + Ligue » : on a les opus Légendes (Arceus puis Z‑A) qui cassent complètement le modèle traditionnel (pas de Ligue classique), Alola avec les Épreuves insulaires au lieu d’arènes, ou encore Écarlate/Violet avec 3 grands fils d’objectifs (arènes, Dominants, Team Star) en monde ouvert. Difficile toutefois de croire qu’on aura droit à deux régions. On saura sûrement se contenter d’une structure d’objectifs plus riche.

Légendes Pokémon : Arceus // Source : Nintendo
Légendes Pokémon : Arceus // Source : Nintendo

Le prochain opus sera également attendu sur son contenu post‑Ligue : de vrais défis de fin de jeu, de nouvelles zones à explorer, des tournois ou des activités capables d’occuper les joueurs bien après le générique. Beaucoup veulent pouvoir y passer des dizaines d’heures supplémentaires, sans avoir l’impression d’avoir déjà tout vu. C’est aussi là que se joue une bonne partie de la durée de vie réelle d’un Pokémon moderne.

Capitaliser sur les Pokémon qui existent déjà (et soigner l’univers)

Plutôt que d’inonder encore la licence de dizaines de nouveaux Pokémon, une partie des joueurs préfère désormais que Game Freak se concentre sur des événements spéciaux mettant en valeur ceux qui existent déjà : raids temporaires, distributions scénarisées, nouvelles formes régionales ou apparitions liées à des activités annexes. L’idée n’étant pas de renoncer aux nouvelles créatures, mais d’exploiter beaucoup mieux l’immense bestiaire accumulé depuis près de trente ans, au lieu de le laisser dormir dans le Pokédex national. Le retour en grâce de certains Pokémon mythiques un peu délaissés — à commencer par Manaphy — ferait particulièrement sens.

Enfin, à l’heure où le multijoueur en ligne structure la durée de vie des jeux, Pokémon gagnerait à proposer une expérience plus stable, plus lisible et plus riche. Les raids et événements ponctuels ont posé des bases, mais leur répétitivité est régulièrement pointée du doigt. La prochaine génération pourrait être l’occasion de franchir un cap.

Dans le même esprit, beaucoup de joueurs espèrent que l’écriture des personnages et des arcs narratifs poursuivra la progression amorcée dans la neuvième génération, avec des figures aussi marquantes qu’Arven ou la Team Star.

En attendant le grand saut espéré pour la dixième génération, les fans pourront découvrir dès le 5 mars les nouveautés de Pokémon Pokopia, auquel Numerama a pu jouer. Un spin-off qui esquisse déjà une autre manière de faire vivre la licence sur la durée. Pour la suite, rendez-vous le 27 février à 15h, lors du prochain Pokémon Presents. On saura alors jusqu’où la saga est réellement prête à se réinventer.

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