Si, comme moi, vous êtes adepte des jeux vidéo mignons qui permettent de façonner son propre univers, vous avez sûrement Pokémon Pokopia dans le collimateur depuis plusieurs mois. Prévu pour le 5 mars 2026, ce jeu de simulation de vie dans l’univers Pokémon poursuit un objectif simple : vous laisser construire un petit paradis paisible… plutôt que d’enchaîner les combats. Pour ce projet ambitieux, The Pokémon Company et Game Freak ont fait appel à l’expertise de Koei Tecmo (Hyrule Warriors), un studio partenaire de longue date.
En clair, une douce parenthèse plus que bienvenue, six ans après la sortie du mythique Animal Crossing: New Horizons. Avec plus de 650 heures passées sur ce dernier, j’avais particulièrement hâte de tester la prochaine nouveauté cozy de Nintendo. Voici notre avis après 1h30 de jeu sur Switch 2.

Pokopia, un jeu beau, coloré et mignon
Visuellement, comme le laissaient présager les bandes-annonces, Pokopia est joli, fluide et très coloré — un véritable shot de dopamine pour les yeux. Et même si ce n’est pas le critère principal pour ce type de jeu, la fluidité est bien au rendez-vous. On se situe à la croisée entre Minecraft, Animal Crossing et Pokémon : le monde et le terraforming adoptent une construction cubique assumée.
Une fois la première claque visuelle passée, on apprend que l’on incarne un Métamorph (Ditto) transformé en humain, venu s’installer sur l’île. Surprise : il s’agit d’un territoire semi-post-apocalyptique, autrefois peuplé par Pokémon et humains. Un détail qui prête presque à sourire, tant l’endroit paraît mignon pour une île censée avoir été désertée.
Le professeur Bouldeneu vous explique alors que, pour faire revenir les Pokémon (et éventuellement les humains, même si ce n’est pas la priorité), il faudra bâtir un village : construire des maisons, fabriquer des meubles, aménager jardins et champs.

Dès les premières minutes, on vous enseigne des schémas de « terrains » simples à réaliser (trois blocs et un peu d’herbe au départ), chacun correspondant à un type de Pokémon. Vous pourrez ensuite vous lier d’amitié avec eux et apprendre leurs attaques (Feuillage, Pistolet à O, etc.). Celles-ci serviront à façonner le décor : arroser les plantes, briser des rochers, modifier l’environnement. Les amateurs de craft seront ravis : il faut collecter des matériaux partout sur l’île pour fabriquer divers objets, essentiels notamment pour augmenter le bonheur de vos Pokémon.
Un jeu super… mais pour les enfants ?
Impossible, en tout cas, de se sentir perdu. Le professeur Bouldeneu détaille chaque étape — du moins pendant la première heure de jeu. Si ce guidage constant rassurera celles et ceux qui aiment être accompagnés, il peut aussi donner une impression d’infantilisation. Or, le public du cozy gaming est souvent composé d’adolescents et d’adultes, qui pourraient trouver ce cadre un peu trop scolaire. L’esthétique cubique renforce peut-être cette impression très enfantine — ce qui n’est pas un défaut en soi, mais peut surprendre.
Paradoxalement, si Pokopia paraît très dirigiste, son monde reste suffisamment vaste pour que l’on s’éparpille et construise des terrains sans réelle harmonie. Mieux vaut donc avoir un certain sens de l’esthétique : a priori, il ne sera pas possible de tout raser facilement, comme c’est désormais le cas dans Animal Crossing: New Horizons.
À ce propos, Pokopia reprend une mécanique appréciable (à condition de ne pas pratiquer le time travel) : un cycle jour-nuit en temps réel, influençant activités et Pokémon visibles. Des changements saisonniers modifient également l’apparence de l’île, les ressources disponibles et certaines espèces. Si un Pokémon vous construit une maison, il faudra par exemple revenir plus tard, le temps des travaux. Lors de notre session, l’environnement était particulièrement ensoleillé : aucune trace de la neige de janvier. Ni, par ailleurs, du nouveau Pikachu…
Sans trop en dévoiler, le mode multijoueur s’avère très satisfaisant — une excellente surprise, tant les options à plusieurs sont parfois limitées dans ce genre de jeu.

Quoi qu’il en soit, Pokopia devrait sans difficulté trouver son public, d’autant que les simulations de vie cozy de cette qualité restent rares. À condition, peut-être, de séduire au-delà de son apparente dimension enfantine. Pour rappel, le titre est prévu exclusivement sur Switch 2, au prix de 69,99 € en version dématérialisée sur l’eShop de Nintendo. Une version physique est également prévue.
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