Planifier, bâtir, développer : transformer votre petit bourg en une métropole florissante. C’est ce que propose Suburbia, notre jeu de société de la semaine. Un véritable Sim City en version jeu de plateau.

C’est quoi le jeu Suburbia ?

Dans Suburbia, chaque joueur développe sa propre ville, un peu misérable au départ, puisque seulement constituée de trois tuiles : des faubourgs, un parc et une usine. Chaque tuile représente un bâtiment, un lieu, avec différents effets et caractéristiques. À vous de développer votre ville et de construire un moteur économique fonctionnel. Une partie dure environ 90 minutes et vous pouvez jouer jusqu’à 4 joueurs de plus de 12 ans.

Suburbia est un jeu de Ted Alspach, illustré par Brett Stebbins et Ollin Timm et édité par Lucky Duck Games.

Comment se déroule une partie de Suburbia ?

Un tour de jeu consiste simplement à acheter une nouvelle tuile et à la poser dans sa ville. Le choix se fait essentiellement parmi une rivière de sept tuiles piochées au hasard, complétée en fin du tour. Chaque tuile a un coût, en moyenne de plus en plus élevé à mesure que la partie avance.

Suburbia
Mise en place pour quatre joueurs. // Source : Bezier Games

Si on est un peu juste en argent, ou que l’on veut économiser pour plus tard, on peut aussi reprendre une des trois tuiles de base, moins chères, mais généralement moins intéressantes, voire un lac, gratuitement.

La pose d’une tuile provoque un effet immédiat qui peut être, un gain ou une perte de revenus, de réputations ou de population. La pose d’une tuile a également pour conséquence un effet conditionnel dépendant de la tuile posée ainsi que de celles déjà présentes dans votre ville, qu’elle soit adjacente ou non à la nouvelle tuile. Selon les cas, cet effet peut se redéclencher plus tard, à la pose d’une autre tuile, chez soi, voire parfois même chez les adversaires.

Concrètement, une décharge augmente vos revenus à la pose, mais diminue votre réputation pour chaque bâtiment adjacent. L’école primaire augmente votre réputation à la pose, et augmente votre population pour chaque tuile résidentielle déjà construite, ou à venir, dans n’importe quelle ville. Etc.

On termine son tour en recevant ou en donnant de l’argent selon son niveau de revenus. Puis, on ajuste sa population selon son niveau de réputation.

Suburbia
Exemples de tuiles. // Source : Lucky Duck Games

La partie prend fin après qu’un certain nombre de tuiles a été dévoilé. On ajuste une dernière fois sa population, notamment par le biais d’objectifs communs ou personnels déterminés en début de partie, puis le joueur ayant attiré le plus de monde dans sa ville l’emporte.

Notons pour finir que les règles proposent également deux modes de jeux en solitaire.

Pourquoi jouer à Suburbia ?

Suburbia n’est pas une nouveauté à proprement parler, puisqu’une première édition est sortie en 2012. Mais nous profitons de l’arrivée toute récente en français de cette seconde mouture pour vous le présenter.

Cette réédition est particulièrement bienvenue, d’abord parce que le jeu n’était plus disponible, mais aussi parce que l’éditeur en a profité pour le retravailler avec des tuiles plus grandes et joliment illustrées.

Suburbia
Source : Lucky Duck Games

Et surtout, parce que c’est sans doute le jeu de développement de ville le plus populaire et le plus connu. Celui qui se rapproche le plus d’un SimCity. En moins détaillé, évidemment, puisqu’il serait inenvisageable de gérer tous les paramètres d’un jeu vidéo de ce type « à la main ».

Il parvient à allier simplicité des règles (je pose une tuile, j’applique ses effets, au suivant…) et richesse du gameplay. Il existe ainsi de nombreuses tuiles différentes, proposant une combinaison de coûts, d’effets et de conditions propres.

La gestion et l’aménagement de sa ville, où on essaie de placer judicieusement ses bâtiments les uns par rapport aux autres, pour profiter au mieux des synergies, sont alors un vrai casse-tête. Plus important encore, il faut éviter de placer des tuiles antagoniques à celles déjà construites dans notre ville. Pas toujours évident, d’autant qu’il faut également tenir compte des objectifs de fin de partie, qui apportent beaucoup d’habitants.

Suburbia
Une ville bien aménagée.

Enfin, la dichotomie entre la nécessité de construire un moteur économique (pour acheter de nouveaux bâtiments) et celui d’accroître sa population (puisque c’est elle qui détermine le gagnant) est bien rendue. Déterminer à quel moment opérer la bascule est crucial.

Mais cette multiplicité des effets amène son revers de la médaille : le jeu demande une concentration et une attention de tous les instants, tout du long de la partie. Comme la plupart des effets peuvent se redéclencher en fonction des nouvelles tuiles, arrivant dans notre ville ou celles des autres joueurs, il faut sans cesse revérifier toutes ses tuiles pour ne rien rater. Mieux vaut attendre la fin de partie pour discuter ou consulter son téléphone.

Suburbia
Une supérette au milieu d’usines et de bureaux.

Suburbia reste donc l’un des tout meilleurs jeux de gestion de ville, encore amélioré par les quelques changements esthétiques de cette seconde édition. Malgré la simplicité de ses mécaniques, il propose des parties riches, profondes, et diversifiées. Impossible de se lancer dans une stratégie toute faite, tout dépend des tuiles qui arrivent, et dans quel ordre. Simplement, pour en profiter, il faut rester concentré et attentif durant toute la partie, à son tour, mais aussi pendant le tour des autres.

Une grosse extension, avec de nombreux nouveaux bâtiments, est déjà sortie en anglais. Espérons que l’adaptation française du jeu connaisse suffisamment de succès pour que sa traduction arrive également.

Le verdict

Suburbia

Source : Lucky Duck Games

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