Ciblé par un piratage massif, Twitter a dû temporairement désactiver l'option de publication pour les comptes certifiés. Une pluie de mèmes en a résulté.

Dans la nuit du 15 ou 16 juillet, de nombreux comptes Twitter certifiés ont été piratés. Les hackers publiaient ensuite un message d’arnaque, qui invitait les millions d’abonnés à ces comptes à transférer des bitcoins pour doubler leur mise.

Dépassé par l’ampleur du problème, Twitter a appuyé sur le bouton rouge : pendant presque deux heures, les comptes certifiés ne pouvaient plus envoyer de message. Et bien sûr, quand les comptes certifiés ne sont pas là, les non certifiés dansent. Ou plutôt, tweetent.

La revanche des non certifiés

Depuis la dernière vague de certification en 2016, obtenir le badge « certifié » sur Twitter s’avère très compliqué. Ce petit macaron bleu fièrement affiché au bout du nom d’utilisateur permet «  d’assurer aux utilisateurs l’authenticité d’un compte d’intérêt public », comme le décrit le réseau social sur son site officiel. Surtout, il permet d’obtenir une forme de crédibilité.

Avec la paralysie des comptes certifiés, la frustration des non certifiés s’est transformée en une joie créatrice de mèmes en tout genre. AnonCentral, non certifié malgré ses 6,3 millions d’abonnés, s’est d’ailleurs bien amusé.

D’autres appelaient à envahir un Twitter étonnamment silencieux sans les gazouillis des comptes certifiés.

En France, on préférait promouvoir l’entraide entre utilisateurs.

Mais heureusement, les certifiés l’ont très bien vécu, et ont trouvé des alternatives saines pour compenser leur incapacité à publier, comme le tricot ou crier dans la cuvette des WC.

Les certifiés contre-attaquent

Frustrés de ne pas pouvoir commenter ce moment historique de Twitter, les comptes certifiés pouvaient tout de même retweeter les messages. Par instinct de survie, ils se sont donc rués sur @everyword, un compte qui a tweeté pendant 7 ans tous les mots du dictionnaire anglais. Les certifiés n’avaient plus qu’à retweeter tous les mots un par un et dans l’ordre, à mi-chemin entre génie et une sacrée perte de temps.

Ha, et vous vous souvenez de l’offre de tweet contre rémunération ? Nul doute que son créateur est aujourd’hui richissime.

Si nous nous autorisons à rire de ces blagues, c’est aussi parce que le hack a finalement eu des conséquences limitées par rapport à son ampleur. Et bientôt, tout le monde pourra à nouveau faire la demande pour être certifié. De quoi calmer l’opposition (bon enfant) entre les certifiés et non certifiée ?

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