Le Conseil national du numérique (CNNum) vient d'être saisi par le gouvernement pour lui apporter un éclairage supplémentaire sur l'application StopCovid, en cours de développement. L'instance a tout juste une semaine pour remettre son avis.

Le Conseil national du numérique aura son mot à dire sur l’application StopCovid. L’instance consultative vient en effet d’être saisie par le secrétaire d’État en charge du numérique, Cédric O, afin de faire profiter le gouvernement de son « expertise » pour « enrichir les réflexions sur le déploiement de l’application », si son développement aboutit et qu’elle s’avère pertinente.

Ce que demande tout particulièrement Cédric O, c’est que le conseil lui fasse part de ses « points d’attention » et lui relaie « des améliorations possibles qui [lui] auront été signalées » lors de ses auditions. Il souhaite enfin que la commission rédige des « recommandations sur les conditions qui pourraient permettre son adoption par le plus grand nombre et notamment sur la question essentielle de l’inclusion ».

Cédric O
Cédric O, en mai 2019. // Source : Pierre Metivier

Une semaine de travail seulement

Mais si Cédric O invite le conseil à consulter tous les « acteurs pertinents de la société civile », en France ou à l’étranger, ainsi que les entreprises ou le monde de la recherche, en réalité le temps pour mener ce travail sera extrêmement réduit : le secrétaire d’État au numérique attend en effet les conclusions au plus tard le 24 avril 2020. Il faudra donc aller à l’essentiel et mener les entretiens au pas de charge.

Dans une réaction publiée le 17 avril, le Conseil national du numérique entend malgré tout conduire à bien cette mission, malgré des délais resserrés, du fait du «  caractère inédit de cette application, sans précédent en France », de «  l’intensité du débat public en cours autour de cette question » et des « nombreux enjeux portés par cet outil, en termes de réponses à la crise sanitaire et de respect des libertés publiques ».

Composée de 34 membres, l’instance compte dans ses rangs des personnalités issues de l’entrepreneuriat, de la politique, du droit et du monde universitaire. S’ils ne sont pas nécessairement des spécialistes de l’épidémiologie, du suivi des contacts (« contact tracing ») ou de la programmation, ils pourront néanmoins «  se coordonner » avec la task force chargée de concevoir le prototype de StopCovid.

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