Les paparazzis et les drones se sont agglutinés sur la zone du crash de l'hélicoptère de l'ancien athlète Kobe Bryant. Au point où les autorités ont été obligées de restreindre l'espace aérien.

Depuis dimanche, le monde du sport pleure la disparition tragique de Kobe Bryant, ancienne star de la NBA qui a perdu la vie dans un crash d’hélicoptère ayant tué huit autres personnes, dont sa fille de 13 ans. Les autorités sont bien évidemment sur le pont pour élucider les causes de l’accident survenu dans la matinée du 26 janvier.

Mais l’enquête a aussi conduit la FAA — Federal Aviation Administration — à réduire les vols au-dessus de la zone en raison du nombre trop important de drones, rapporte Business Insider le 27 janvier.

La restriction, prononcée par la FAA le 26 janvier, est située à Calabasas et s’articule autour d’une zone d’un rayon de 9,26 kilomètres pour une altitude de 1,5 kilomètre. Elle a été choisie pour « fournir un environnement sûr pour l’enquête sur l’accident ». Pour le moment, l’embargo sera levé le 31 janvier mais cette date peut changer en fonction des avancées de l’investigation. 

Le joueur de NBA Kobe Bryant // Source : Facebook NBA

Les drones, nouvelle arme des paparazzis

Cité par le New York Post, le shérif Alex Villanueva a confirmé que la tragédie ayant touché Kobe Bryant attire beaucoup de curieux. On pense notamment aux paparazzis, à l’affût de la moindre image pour remplir leurs tabloïds. Les drones, équipés de caméras, peuvent être utilisés par les journalistes pour immortaliser des moments sans être présents physiquement. Problème ? Ils sont dangereux pour les autres appareils aériens, sans compter qu’ils peuvent empêcher les recherches de suivre leur cours. Non seulement ils sont susceptibles de devenir une source de distraction mais, pire, il y a le risque de fausser les indices s’ils s’écrasent au sol.

En tout cas, les paparazzis vont difficilement pouvoir accéder au lieu puisque, au sol, des patrouilles — à cheval et en quad — ont été mises en place pour écarter toute personne extérieure à l’enquête. Aujourd’hui, les plus curieux risquent une arrestation en bonne et due forme.

La zone restreinte par la FAA // Source : tfr.faa.gov

Ce n’est pas la première fois que des drones s’apparentent à des éléments perturbateurs. En février 2019, un seul a suffi pour geler les vols à l’aéroport de Dubaï. En décembre 2018, une collision avait été évitée de justesse avec un avion de chasse, au Royaume Uni. À la même période, l’aéroport de Gatwick, en Angleterre, a été paralysé pendant 36 heures à cause de drones. Il convient tout de même de ne pas diaboliser ces petits appareils pouvant s’avérer parfois fort utiles pour accéder à des zones compliquées. Par exemple, les pompiers en ont utilisés après l’incendie de Notre-Dame de Paris. C’est évidemment l’utilisation qui en est faite qui est ici problématique.

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