20 mètres séparaient un pilote de la Royal Air Force dans son Tornado et un drone agricole.

Entre les drones et l’aviation anglaise, rien ne va plus. La semaine passée, ce qui semblait être un drone grand public a perturbé l’aéroport de Gatwick, empêchant le départ de plus de 140 000 voyageurs. L’enquête n’a d’ailleurs pas beaucoup avancé : les deux suspects appréhendés ont été relâchés. Le 24 décembre, c’est un incident bien plus concret que rapporte la BBC. Les protagonistes étaient, cette fois, un drone professionnel utilisé dans l’agriculture et un chasseur Tornado de la Royal Air Force.

L’avion de chasse effectuait une manœuvre près de l’aérodrome militaire de Wattisham dans la région de Suffolk à l’est de l’Angleterre. Il volait à 120 mètres du sol à une vitesse de 832 km/h quand il a croisé la route d’un drone agricole, utilisé pour sonder les terrains. La collision a été évitée de 20 m, le drone volant à une hauteur de 100 mètres. Une proximité qui inquiète l’armée, dans la mesure où aucun protocole n’aurait pu « mitiger le risque de collision  ». En effet, le pilote du drone n’est pas tenu de se déclarer aux avions militaires et le drone n’avait aucun signal visuel qui aurait permis au pilote de changer sa course.

L’aile de Parrot a servi de base à certains drones pour l’agriculture // Source : Parrot

Le contrôle aérien britannique a estimé qu’il faudrait que les drones commerciaux informent l’armée de leurs activités. Il a également salué la réactivité du pilote de drone qui, en voyant le chasseur passer, est immédiatement descendu à une altitude inférieure. Mais même avec les meilleurs réflexes du monde, il aurait été impossible d’éviter un crash si les deux objets volants avaient été à la même hauteur — à cause, notamment, de la vitesse très élevée du chasseur.

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