La suspicion d'un vol de drone non autorisé à proximité de l'aéroport de Dubaï a provoqué la suspension de tous les vols pendant trente minutes.

L’aéroport de Dubaï a beau être un des plus actifs au monde, sa direction n’hésite pas à clouer tous les avions au sol au moindre signe de danger — heureusement. Le New York Times indique qu’aucun vol n’a été autorisé à décoller en 10h13 et 10h45 du matin ce vendredi 15 février. La raison : un « vol de drone suspect » selon l’administration de l’aéroport. Les avions arrivant sur place étaient eux autorisés à atterrir.

Il faut dire que les règles concernant le vol de drones à proximité des aéroports sont généralement très strictes, et Dubaï ne fait pas exception. La ville suit les lois de régulation des drones dans les Émirats arabes unis. Celles-ci indiquent d’abord qu’il est « interdit de faire opérer un drone à proximité d’un aéroport ». Pour être plus précis, la réglementation dit que « les drones doivent voler à au moins 5 kilomètres des clôtures extérieures de l’aéroport ». Quand on sait que de simples oiseaux ont déjà provoqué des accidents, on ne peut qu’imaginer les dégâts que pourrait causer un drone, même si son usage est récréatif.

Un problème géographique

Une règle telle que celle des 5 kilomètres n’est pas illégitime, mais elle pose un problème pour de nombreux aéroports, car la plupart sont collés aux villes auxquelles ils sont liés. Le cas de Dubaï est un des pires, puisque l’aéroport se situe en plein milieu de zones commerciales et d’habitations. Dans ces conditions, devoir arrêter tous les avions à chaque vol de drone risque de poser de sérieux soucis.

Il suffit d’un seul drone de ce genre pour paralyser un aéroport. // Source : Pexels

Ces derniers mois, l’aéroport de Dubaï n’est pas le seul à voir eu des problèmes avec le vol de drones — il est même celui qui s’en sort le mieux. En décembre dernier, c’est celui de Gatwick, en Angleterre, qui a été paralysé pendant 36 heures après que deux drones sont entrés dans le périmètre. 760 vols ont été retardés ou annulés, ce qui a perturbé le voyage de 110 000 passagers. Dans de moindres proportions, un autre aéroport anglais, celui de Heathrow, a vu ses vols annulés pendant une heure pour des raisons similaires début janvier.

Les utilisateurs de drones semblent donc avoir un don pour perturber le vol des avions de ligne, mais ils pourraient s’en mordre les doigts. Dans le cas de la France par exemple, la peine encourue pour survoler une zone sensible va jusqu’à un an de prison et 75 000 euros d’amende.

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