Plusieurs figures de la droite et l'extrême-droite américaine ont vu leur nombre d'abonnés baisser, après que Twitter a vraisemblablement fermé des présumés bots russes en masse.

Twitter a suspendu des milliers de comptes dans la nuit du 20 au 21 février 2018, mécontentant plusieurs conservateurs américains, rapporte Gizmodo. Ces utilisateurs, qui se situent à droite voire à l’extrême-droite sur l’échiquier politique américain, pensent avoir été la cible d’une « purge » massive de comptes suspectés d’être des bots — des comptes Twitter automatisés — russes.

Un hashtag, #TwitterLockOut, a été lancé pour parler de cette « purge ». Dessus, certains affirment que des personnes réelles, et non des bots, ont vu leur compte être bloqué.

« Purge majeure en cours »

Les utilisateurs de #TwitterLockOut se plaignent surtout des baisses massives de leur nombre d’abonnés dû à un grand nombre de suspensions, comme Richard Spencer, une figure de l’extrême droite américaine, qui avait notamment salué la victoire de Trump par un salut nazi. « J’ai perdu près de 1 000 abonnés ces dernières heures. Purge majeure en cours », a-t-il affirmé sur Twitter.

De nombreux conservateurs ou néo-nazis américains estiment avoir perdu des centaines, voire des milliers, d’abonnés, et accusent Twitter de « censure ». Pour la contourner, certains proposent de passer de Twitter à Gab, un réseau social qui se présente comme une alternative à Twitter et Facebook, et est fréquenté par la droite et l’extrême droite américaines.

Twitter n’a pas encore confirmé être en train de réaliser un nettoyage des faux comptes et autres bots. Si elle était avérée, cette opération de nettoyage pourrait avoir un lien avec les polémiques sur le port des armes, qui battent leur plein sur les réseaux sociaux depuis la tuerie dans un lycée de Floride qui a fait 17 morts. Wired racontait en effet, le 15 février 2018, que de nombreux comptes automatiques et trolls liés à la Russie étaient apparus ou avaient repris du service sur les mots-clés liés à la tuerie de Parland.

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