Selon Facebook, l'Internet Research Agency, la « ferme à trolls » russe proche du Kremlin, aurait dépensé moins d'une livre sterling sur trois publicités diffusées sur le réseau social avant la référendum sur le Brexit de juin 2016. Des chiffres contestés par Damian Collins, un député britannique qui appelle le géant à se pencher réellement sur la question.

Moins d’une livre sterling, soit environ 1,1 € : c’est le montant total qu’aurait dépensé l’Internet Research Agency, une « ferme à trolls » russe proche du Kremlin, sur des publicités ciblées Facebook liées au Brexit avant le référendum de juin 2016, selon le réseau social.

À en croire le géant du web, la campagne d’influence russe qui aurait pu être menée sur sa plateforme avant ce vote crucial, à l’instar de celle réalisée auprès des utilisateurs américains pendant l’élection présidentielle de 2016, serait donc plus que minime. Ces trois uniques publicités auraient été vues 200 fois en mai 2016, sans porter directement sur le Brexit — mais plutôt sur la question de l’immigration, malgré tout centrale pour ce référendum.

La réponse de Facebook se veut donc rassurante, alors que l’organe britannique chargé de veiller au bon déroulement des élections mène une enquête sur le sujet. Ce retour déçoit en revanche Damian Collins, le député britannique qui avait demandé en octobre dernier à Mark Zuckerberg, fondateur et patron du réseau social, de dévoiler des exemples de publicités ciblées ou de pages russes ayant tenté d’influer sur les électeurs britanniques.

« Facebook n’a rien fait pour enquêter »

« Il semble que Facebook n’a rien fait pour enquêter sur les activités russes menées à l’approche du référendum sur le maintien ou la sortie de l’Union européenne, à l’exception des publicités de ces comptes, déjà identifiés dans le cadre de l’enquête menée par le Sénat américain » déplore ainsi Damian Collins.

Outre-Atlantique, les dépenses de ces faux comptes s’élèvent à 100 000 dollars et ont permis de toucher plus de la moitié des utilisateurs américains du réseau social. L’audition de Facebook devant le Congrès a en outre permis de découvrir quelques exemples de ces publicités.

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