Une structure internationale regroupant les principaux régulateurs aériens, dont ceux de l'Union européenne, va commencer à examiner fin avril les propositions de modification de Boeing pour le 737 MAX.

Si la direction de l’aviation civile américaine (FAA) juge satisfaisantes les dernières corrections apportées par Boeing pour le 737 MAX, qu’en est-il des autres grandes autorités de régulation dans le monde ? Pour leur permettre d’examiner plus en détail les modifications proposées par le constructeur aéronautique, la FAA a décidé de convier neuf homologues étrangères.

L’Europe participe

ailette du 737 MAX
L’ailette du 737 MAX. // Source : Boeing

Il s’agit des autorités nationales de l’Australie, du Brésil, du Canada, de la Chine, des Émirats arabes unis, de l’Indonésie, du Japon et de Singapour. Les pays membres de l’Union européenne seront aussi présents, à travers l’Agence européenne de la sécurité aérienne. Elle représentera la France et sa Direction de la sécurité de l’aviation civile, un service de la Direction générale de l’aviation civile.

Ces neuf entités vont travailler à partir du 29 avril et pour une période de 90 jours sur les mesures de Boeing. Une structure ad hoc est annoncée, Joint Authorities Technical Review (JATR). Celle-ci « effectuera un examen complet de la certification du système de commandes de vol automatisées de l’avion » — notamment le MCAS (Maneuvering Characteristics Augmentation System).

Ce système a pour rôle de stabiliser automatiquement l’avion en vol afin d’éviter tout risque de décrochage. Il modifie donc l’incidence de l’aéronef, en baissant ou en élevant son nez. Pour cela, il actionne la gouverne de profondeur (qui est située au niveau de l’empennage) de façon à proposer un angle satisfaisant par rapport au flux d’air face à l’avion. C’est ça qui modifie sa portance.

L’inspection comprendra également la conception du système automatisé de commandes de vol du 737 MAX et l’interaction des pilotes avec ce système, afin de déterminer sa conformité à tous les règlements applicables et de déterminer les améliorations futures qui pourraient être nécessaires. En plus des autorités internationales, le JATR inclut des membres de la FAA et de la NASA.

Crédit photo de la une : Liam Allport

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