Le PDG d'Orange estime qu'il faudra que le marché des télécoms français repasse tôt ou tard à trois opérateurs, au lieu de quatre aujourd'hui. Il juge cette concentration nécessaire au regard des investissements à faire dans les réseaux.

Verra-t-on en France la même trajectoire du marché des télécoms qu’aux États-Unis ? C’est un scénario auquel le PDG d’Orange croit. Alors qu’il n’y aura plus que trois gros opérateurs outre-Atlantique, Stéphane Richard a confié au Monde son sentiment qu’il faudra tôt ou tard repasser à un marché à trois acteurs, vu les investissements à faire dans le très haut et l’ultra haut débit.

Stéphane Richard se dit « convaincu que la taille du marché français et l’importance des investissements à réaliser dans les années qui viennent, pour terminer le déploiement de la fibre optique et préparer la 5G, rendent difficile la viabilité de quatre opérateurs ». Il fait observer au passage que la moitié du secteur, Free et Bouygues Telecom, « ne dégage aucun flux de trésorerie disponible ».

Crédits : J.Knaub/Sipa Press/Orange

Rencontre SFR / Bouygues

En la matière, il faut noter que Bouygues Telecom a confirmé au journal Le Figaro qu’une rencontre entre Martin Bouygues et Patrick Drahi — le patron de la holding Altice, qui est propriétaire de Numericable et SFR — a bien eu lieu pour discuter d’un rapprochement éventuel, sans qu’aucune suite n’ait été donnée. Le désaccord entre les deux patrons se serait situé au niveau des aspects financiers.

« Passer de quatre à trois opérateurs reste souhaitable. Tout dépendra de la capacité des opérateurs à se mettre d’accord. Nous avons essayé il y a deux ans. D’autres discussions vont peut-être démarrer ou se poursuivre. Si on peut y contribuer en facilitant les choses, on le fera », a ajouté le chef d’entreprise, estimant qu’il faut mettre fin aux « promotions ridicules, à des prix qui n’ont aucun sens ».

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