Ils ont été épuisés à 20 000 unités en janvier : les lances-flammes d'Elon Musk font enfin leur apparition ce mois-ci. Les heureux acquéreurs n'ont pas hésité à manifester leur joie sur les réseaux sociaux.

Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX, n’a pas caché sa satisfaction. Ce week-end du 9 juin en Californie, plusieurs centaines de personnes sont venues récupérer leur lance-flammes made in The Boring Company. Le stock — comprenant un peu plus de 20 000 exemplaires à 500 dollars — a disparu en seulement 4 jours en janvier dernier.

« Not a flamethrower »

Le lancement des lance-flammes suivait le succès de la vente des fameuses casquettes The Boring Company. Celles-ci devaient être écoulées à 50 000 exemplaires pour qu’Elon Musk mette en marche son projet de lance-flammes, aussi saugrenue paraissait l’idée. À 500 dollars le pseudo-jouet, on aurait pu s’attendre à ce que cela réfrène plus d’un excentrique. Pas le moins du monde, les 20 000 lance-flammes ont bel et bien trouvé preneurs et preneuses. Si l’on peut encore appeler ça un lance-flammes puisqu’Elon Musk a rebaptisé son gadget Pas un lance-flamme pour contourner la législation douanière interdisant de transporter quoi que ça soit qui serait nommé «  lance-flammes. » Il suffisait d’y penser.

À titre de rappel, le lance-flammes est classé dans la catégorie des armes de guerre en France. Peu importe l’appellation farfelue qui lui sera donnée, sa détention par un civil est formellement interdite et expose celui-ci à cinq ans d’emprisonnement et une amende de 75 000 euros d’après l’article L2339-3 du Code de la défense. Reste à savoir si Pas un lance-flamme peut effectivement rentrer dans cette catégorie car il n’existe pas de critère juridiques précis auxquels se référer. De son côté, The Boring Company a clairement stipulé qu’elle ne pouvait être tenue responsable des conduites aussi bien ingénieuses que stupides de ses clients.

Après les lance-flammes, Elon Musk souhaite fabriquer des « LEGO à taille réelle ». L’argent récolté à chacun de ces projets contribue directement au financement des tunnels de The Boring Company, dont le but initial est tout de même de régler le problème des embouteillages à Los Angeles.

Déclaration d’intérêt : Le rédacteur en chef de Numerama possède une casquette (moche) The Boring Company.

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