Niantic a pris possession d'une startup, Escher Reality, qui s'est spécialisée dans des technologies pour des univers en réalité augmentée persistants, multijoueurs et multi-plateformes.

Escher Reality change de division. La petite startup américaine vient en effet de se faire croquer par l’un des ténors du jeu vidéo en réalité augmentée, Niantic, que l’on connaît par avoir conçu des titres comme Ingress, Pokémon Go et du futur Harry Potter Wizards Unite. Le montant de la transaction n’est pas évoqué mais l’essentiel est ailleurs : en effet, Escher Reality propose une technologie qui intéresse beaucoup Niantic.

L’entreprise propose en effet une solution pour synchroniser plusieurs périphériques avec ses protocoles réseau personnalisés de vision par ordinateur, afin de relier les utilisateurs entre eux pour des expériences partagées et collaboratives de réalité augmentée, le tout en temps réel, selon le descriptif publié sur site de la startup. Et il est vrai que la dimension multijoueur des jeux de Niantic, si elle existe, gagnerait à être revue pour mieux  la faire figurer dans ses licences.

Escher Reality

Plus d’interactivité

C’est ce savoir-faire qui intéresse Niantic : « les innovations d’Escher se concentrent sur l’exploration de l’intersection entre les mondes numérique et physique, de la réalité augmentée et de la vision par ordinateur. La technologie d’Escher aide à construire des expériences multi-utilisateurs persistantes et multiplateformes ». Un savoir-faire qui doit accélérer ses travaux en la matière, car si les joueurs peuvent par exemple se coordonner dans Pokémon Go, les interactions sont restreintes.

En achetant Escher Reality, Niantic devrait gagner du temps plutôt que de devoir faire émerger une compétence en interne. C’est d’autant plus capital pour des jeux qui ont dimension sociale importante, que ce soit Pokémon Go (avec des dresseurs s’alliant ou s’opposant), Harry Potter (avec des sorciers appartenant à différentes maisons) ou Ingress et ses deux grandes factions. D’autant que l’interactivité entre joueurs, en les représentant en jeu, pourrait aussi avoir un effet favorable sur l’engagement.

C’est à dire le temps que les joueurs passent sur l’application.

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