La Toyota Research Institute travaille actuellement d'arrache-pied sur la conduite autonome. Elle nous montre son avancée avec une vidéo.

Toyota trépigne visiblement d’impatience à l’idée de montrer ses avancées dans la conduite autonome. Preuve en est avec une vidéo dévoilée par son département dédié et filmant des cas concrets où la voiture prend intégralement le contrôle. Pour Toyota, c’est également une manière de communiquer sur ses technologies de demain, basées sur une mise à jour de sa plateforme de conduite autonome — la Platform 2.1 — prenant la forme d’une Lexus LS bardées de capteurs et de radars en tout genre. Expérimentée sur des parcours fermés et certaines routes publiques de la Silicon Valley, cette nouvelle version test se distingue surtout par la présence d’un deuxième volant.

Deux modes montrés

Véritable évolution de la précédente mouture, la Platform 2.1 sert de base pour que Toyota essaye deux modes de conduite amenées à être proposés à ses clients : Chauffeur et Gardian. Comme son nom l’indique, Chauffeur correspond à la conduite autonome totale pouvant monter jusqu’au niveau 5 (liberté maximale pour le véhicule là où le niveau 4 s’arrête aux villes et aux routes).

Guardian, pour sa part, s’apparente davantage à une assistance poussée, capable de prendre la main pour éviter une situation critique. Dans sa vidéo, la Toyota Research Institute montre un cas concret dans lequel le conducteur s’endort au volant. Grâce à une caméra installée à l’intérieur notamment chargée de surveiller les yeux (même à travers des lunettes) et les mouvements de la tête (pour la distraction), la voiture peut prendre le contrôle pour éviter un accident. C’est bluffant.

« L’usage et la sécurité sont vraiment importants pour nous, et Toyota en général. Nous pensons que la technologie de surveillance de la conduite pour confirmer que le conducteur est bien concentré est une étape importante pour déployer sereinement la technologie [de conduite autonome]. Nous pensons que notre véhicule prototype de recherche est le plus perceptif du monde  » confie James Kuffner, CTO chez Toyota Reserach Institute.

Mais à quoi sert ce deuxième volant au juste ? Il permet de pousser les recherches un peu plus loin en permettant aux équipes de mieux simuler le passage d’une conduite humaine à une conduite via une intelligence artificielle à partir d’algorithmes misant sur l’apprentissage d’un pilote peu expérimenté aidé d’un enseignant. Basiquement, on imagine que des données sont enregistrées quand le pilote B prend le contrôle. Le second volant est aussi une sécurité pour tester le mode Chauffeur sans nécessité d’avoir quelqu’un sur le siège principal (un cas qui pourrait arriver dans la vraie vie, après tout).

Autrement, cette Platform 2.1 est équipée d’un lidar — télédétection par laser — signé Luminar. Grâce à ça, la Lexus voit plus loin et mieux. Toyota a en outre intégré des modèles d’intelligence artificielle plus à même de détecter les objets autour de la voiture et, par extension, de choisir le bon chemin. En somme, le constructeur semble avancer dans la bonne direction. Comme un véhicule sans chauffeur humain.

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