Après un premier test encourageant le mois dernier, l'Hyperloop One vient de passer un nouveau cap en atteignant une vitesse de 309 kilomètres par heure. Pour l'entrepreneur Shervin Pishevar, c'est un premier pas vers la commercialisation.

Le rêve d’Elon Musk se rapproche encore un peu plus de la réalité. Hyperloop One, le projet de tunnel ultra-rapide co-fondé par l’entrepreneur Shervin Pishevar, vient en effet de réaliser un nouveau test et de franchir un cap plus qu’encourageant : ce système de transport futuriste vient d’atteindre la vitesse de près de 192 miles par heure, soit 309 kilomètres par heures, en l’espace de 5 secondes.

Le premier test de cette technologie — réalisé uniquement avec le traîneau— avait permis d’attendre la vitesse de 112 kilomètres par heure. Pour son co-fondateur, ce nouveau test correspond à « l’aube de la commercialisation de l’Hyperloop », appuyé par une courte et efficace vidéo en guise d’annonce.

Hyperloop One

Premier test avec une navette

Il faut dire que ce test est le premier à utiliser la navette complète, composée d’aluminium et de fibre de carbone, d’une longueur d’un peu plus de 8m50. Un gros et long wagon en quelque sorte, avec le devant pointu, pour plus d’aérodynamisme.

Utilisant un système de propulsion électrique pour le lancement, le pod a ensuite rétracté les 16 roues situées en dessous pour lui permettre de léviter magnétiquement afin de réduire les frottements et l’énergie nécessaire durant le trajet. Le tube, d’un diamètre de 3m35, a été vidé de tout air pour réduire la pression à un niveau semblable à ce que l’on peut trouver à plus de 60 000 mètres d’altitude.

Hyperloop One

Mais, si le test est effectivement une réussite, l’enthousiasme de Shervin Pishevar est toutefois à relativiser. Déjà car l’objectif de vitesse finale est de 650 miles par heures, soit 1 046 kilomètres par heure, mais aussi parce qu’une longue négociation — voire bataille — avec les administrations publiques et les entreprises privées s’engage pour les convaincre de l’utilité de l’engin.

Elon Musk semble trop confiant pour décrocher les accords nécessaires. Cela va demander encore plusieurs années avant que l’Hyperloop One soit totalement au point et se révèle être plus avantageux et moins couteux que les moyens de transports déjà existant. Mais, au moins, ça marche.

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