D’un best-seller à l’autre, la Golf a succédé à l’immensément populaire Coccinelle, la « voiture du peuple » (Volkswagen en allemand) par excellence. Un carton plein dès la toute première génération, apparue il y a maintenant 43 ans. Histoire d’une auto devenue culte au fil de ses quelque 33 millions d’exemplaires.

Il est toujours difficile d’assurer la succession d’un best-seller. Cette remarque, on se la fait aujourd’hui à chaque nouvelle génération de la Golf. Mais après l’incroyable succès mondial de la Coccinelle (et bien, bien avant de penser la faire revivre sous la forme de la New Beetle), au lieu d’essayer d’en faire une version bis, Volkswagen a préféré jouer une carte totalement nouvelle.

La genèse

Nous sommes au début des années 70 et, pour la deuxième fois de son histoire, VW allait marquer le monde automobile avec sa petite dernière : la Golf. Et si sa silhouette familière est une évidence dans le paysage automobile aujourd’hui, à l’époque, elle représentait une petite révolution pour la marque, affichant des lignes aussi acérées que celles de son illustre prédécesseur étaient toutes rondes.

Le design, justement, est l’œuvre du fameux studio italien Giugiaro, du nom de son illustre maestro, qui a signé de nombreux modèles dans l’histoire, comme les VW Passat ou Scirocco, ou la première Fiat Panda. Très compacte (moins de 3,70 m alors qu’elle dépasse dans sa dernière génération les 4,25 m), légère, la Golf 1 offre une architecture très moderne pour son époque.

Avec ses moteurs 4 cylindres avant refroidis par eau de 1,1 et 1,5 litres de cylindrée (50 et 70 ch) et sa traction avant, quelle évolution après l’antédiluvien 4 cylindres à plat refroidi par air et placé à l’arrière de la Coccinelle ! Avec un comportement plus facile, plus efficace et plus équilibré, une meilleure consommation, une excellente réputation de robustesse, la voilà prête à affronter les temps difficiles qui suivent le choc pétrolier et la montée des prix à la pompe.

Très simple, bien construite, mais très chichement équipée comme c’était encore la norme dans ces années, l’allemande plaît et il ne lui faudra pas trois ans pour fêter son premier million d’unités vendues.

La Golf a failli s’appeler Blizzard, mais ses créateurs en ont décidé autrement sur le tard dans son processus de création. Les équipes de Wolfsfurg, près de Berlin, où se trouve le siège de la marque, ont changé d’avis et le nom Golf est aujourd’hui une évidence — Blizzard aurait peut-être jeté un froid.

La Golf a failli s’appeler Blizzard

1976 : la Golf GTI débarque

La première génération se voit déclinée en de nombreuses versions pour former une gamme complète et dynamique. Elle reçoit un moteur diesel, attaque le marché américain sous le nom de Rabbit, connaît de nombreuses séries spéciales et se prête même à une version électrique sous la forme du prototype Elektro Golf 1.

Mais surtout, dès 1976, elle donne naissance à sa mythique version GTI qui fera tant rêver des générations de jeunes pilotes en herbe. L’histoire – méconnue – de cette version mérite que l’on s’y attarde. Ce sont des ingénieurs de la marque qui, devant le potentiel offert par le châssis de la voiture, se sont mis à fantasmer sur un dérivé plus performant et sportif. Mais comme aucun projet officiel n’était au programme, ils ont dû travailler en secret à cette évolution, puisant dans la banque d’organe du groupe pour trouver facilement les pièces nécessaires et le cœur de la GTI, son moteur.

Cela permettait aussi de s’assurer une industrialisation facile si par miracle leur projet réussissait à voir le jour…

C’est un moteur 1,6 l de 110 chevaux en provenance de chez Audi qui fut choisi, offrant des performances vraiment intéressantes avec 9,2 secondes pour accélérer de 0 à 100 km/h et plus de 180 km/h de vitesse de pointe, d’excellents chiffres permis par le poids plume de la voiture, limité à 810 kilos. Les services commerciaux ne croient pas à son succès mais la voiture est lancée avec l’objectif d’atteindre 5 000 exemplaires seulement.

En plus de ses performances, son look fera date, plein de gimmicks pour souligner sa sportivité : des lignes rouges sur la calandre, un spoiler et des élargisseurs d’ailes, des sièges en tweed, un volant spécifique évidé en son centre et le fameux pommeau de levier de vitesses en forme de balle de golf. Elle connaît immédiatement un grand succès, notamment en France où sera lancée avant les autres pays la version plus musclée à 16 soupapes développée par la suite avec le préparateur spécialisé Oettinger. La Golf GTI fait aussi son chemin sur pistes et circuits pour se mesurer avec ses concurrentes de l’époque.

La voilà lancée sur tous les terrains dans l’histoire de l’automobile moderne.

En 1976, VW donne naissance à sa mythique Golf GTI

À suivre…

Vous pourrez retrouver toutes les caractéristiques de la nouvelle Golf sur le site de Volkswagen.

Cet article a été réalisé en collaboration avec Volkswagen. Il s'agit d'un contenu créé par des rédacteurs indépendants au sein de l'entité Humanoid Content. L'équipe éditoriale de Numerama n'a pas participé à sa création. Nous nous engageons auprès de nos lecteurs pour que ces contenus soient intéressants, qualitatifs et correspondent à leurs intérêts.
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