La version améliorée du Minitaur, un robot doté de quatre pattes, entend démontrer la supériorité de ce type de robots sur leurs semblables à roulettes. L'appareil de petite taille est capable de parcourir différents types de terrain.

Les robots dotés de jambes (ou de pattes) sont-ils supérieurs à leurs cousins à roulettes ? Le débat anime le monde de la robotique et l’entreprise Ghost Robotics entend bien prouver définitivement la supériorité du premier type sur le second avec la version améliorée de son Minitaur.

Le petit appareil, doté de quatre pattes, rappelle une araignée autant dans son apparence que dans sa façon de se déplacer. Dévoilé l’an dernier, il vient de bénéficier d’importants changements qui lui permettent de se déplacer sur tout type de terrain : l’herbe, la roche, le sable, la neige et la glace, au milieu d’obstacles ou encore en grimpant sur des surfaces verticales.

Le Minitaur est capable de s’adapter à des environnements inattendus en conservant son équilibre mais aussi de se baisser pour passer sous des surfaces assez basses comme de sauter jusqu’à 40 centimètres de hauteur sur des rebords ou au-dessus de trous de 80 centimètres de long.

Un prototype prisé des ingénieurs en robotique

Gavin Kenneally et Avik De, co-fondateurs de l’entreprise, ne cachent pas leur but : « Notre objectif principal depuis la sortie du Minitaur l’an dernier a été d’étendre ses capacités pour qu’il puisse traverser une grande variété de terrains et de situations réelles. En très peu de temps, nous avons prouvé que les robots à jambes n’ont pas seulement une mobilité supérieure à ceux dotés de roues dans différents terrains, mais aussi qu’ils sont capables d’adopter différents comportements qui leur permettent de surmonter facilement des obstacles naturels. »

En attendant une future commercialisation du Minitaur, le prototype continue de faire ses preuves auprès de plusieurs ingénieurs en robotique, qu’ils travaillent chez Google, au sein de l’université de Washington ou encore de Pensylvannie. Ghost Robotics cherche à garder les coûts de production au minimum pour permettre une adoption massive du petit robot, que l’on imagine bien utile pour des opérations de sauvetage ou d’étude scientifique en milieu naturel.

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