Google annonce du changement dans son outil de traduction. Grâce à l'utilisation d'un système de réseau neuronal, le passage d'une langue à l'autre est d'une qualité bien supérieure. Mais seules quelques langues sont gérées pour le moment.

En matière de traduction, Google ne cherche pas seulement à prendre en compte un maximum de langues dans son service afin de répondre aux besoins de tous les locuteurs sur Internet. L’entreprise américaine s’efforce aussi d’améliorer la qualité générale des traductions que son outil effectue. C’est en effet sur ce point précis que se situe le Saint Graal en ce qui concerne les langues.

Et justement, la firme de Mountain View vient d’enregistrer des progrès décisifs au cours de l’automne. Après des essais concluants survenus quelques mois plus tôt entre l’anglais et le chinois, dont le degré de difficulté est plus important que pour d’autres couples de langues, comme l’anglais et l’espagnol ou l’anglais et le français, la société californienne généralise désormais son procédé.

En quoi consiste-t-il ?

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Le principe du « nouveau » Google Traduction consiste à faire appel à un système de réseau neuronal pour passer d’une langue à l’autre. Pour l’heure, les premiers pas de l’outil sont modestes : sur les 103 langues gérées par le service, seules une poignée de combinaisons exploite effectivement cette nouvelle méthode de traduction, et toutes ont comme point d’origine ou d’arrivée la langue anglaise.

Sont pour le moment pris en compte l’allemand, le chinois, le coréen, l’espagnol, le français, le japonais, le portugais et le turc.

D’après Google, ce groupe de langues permet déjà de satisfaire plus d’un tiers (35 %) des requêtes passées sur sa plateforme. Bien sûr, la firme compte gérer à terme des dialectes de moins en moins courants (comme l’amharique, le samoan ou l’hawaïen) mais aussi établir des combinaisons sans avoir recours à l’anglais, comme l’allemand et le français ou le turc et le pachtoune.

Il y a aujourd’hui dans Google la possibilité de faire 10 609 combinaisons différentes de traduction.

Google Traduction ressemble davantage à l’expression d’un humain avec une bonne grammaire

Pour fonctionner, le système a une approche globale : au lieu de traduire un terme après l’autre ou une expression, il prend en compte la phrase entière comme un seul élément à traduire. « Il utilise ce contexte plus large pour l’aider à trouver la traduction la plus pertinente, qu’il réarrange ensuite et s’ajuste pour ressembler davantage à l’expression d’un humain avec une bonne grammaire », commente Google.

« Comme il est plus facile de comprendre chaque phrase, les paragraphes et les articles traduits sont beaucoup plus lisses et plus faciles à lire », ajoute Google.

Il est d’ores et déjà possible de tester cette nouvelle version de Google Traduction. Si vous traduisez des textes de l’anglais vers le français par exemple, vous devriez être assez bluffé de la qualité du texte produit par l’entreprise américaine. Nous ne sommes pas bien sûr au niveau d’un traducteur professionnel et vous finirez sans doute par piéger le système, mais en comparaison des débuts de Google Traduction, c’est le jour et la nuit.

Si vous voyez une erreur de traduction, vous pouvez d’ailleurs la signaler à Google.

À lire sur Numerama : Google Traduction s’invite dans les apps Android, mode hors ligne sur iOS

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