My.Flow est un projet de tampon connecté débuté en 2015 par une équipe de hackers, et repris par des investisseurs chinois. Quelle utilité ?

On se gardera bien de porter le moindre jugement, surtout lorsque c’est un homme qui prend le clavier pour écrire sur un sujet aussi délicat de l’intimité féminine dont il ignore tout ou presque. Mais si l’on en croit l’article écrit par la journaliste Alex Cranz dans Gizmodo, l’invention aurait un réel intérêt pour les adolescentes qui doivent nécessairement par une phase d’apprentissage avant de trouver le bon rythme de remplacement des tampons.

tampon-bluetooth

My.Flow est un tampon connecté dont le concept fut d’abord élaboré dans le cadre d’un cours de l’Université de Berkeley par la communauté Hackster, qui permet de suivre en temps réel la quantité de liquide sanguin absorbée par le tampon. L’information est transmise à une application grâce à un émetteur Bluetooth à clipser sur la culotte ou (moins discret) sur le pantalon, qu’il faut lui-même connecter au tampon grâce au fil.

Le concept de base prévoyait que l’ensemble du dispositif soit à insérer dans le corps, mais les industriels basés à Pékin se sont rendus compte que les femmes interrogées étaient mal à l’aise avec l’idée d’avoir en permanence un objet qui émet des ondes entre leurs jambes. Il a donc été décidé de déporter le module émetteur.

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L’application fournit ensuite aux utilisatrices une indication précise du niveau d’usure de leur tampon, pour savoir quand aller le remplacer avant que ça ne soit trop tard. L’appareil coûterait autour de 50 dollars, mais il faut ensuite acheter des recharges, qui coûteraient en moyenne 13 dollars par femme et par mois, soit environ 30 % plus cher qu’un tampon non connecté à l’ancienne.

De quoi relancer le débat sur la TVA sur les tampons ?

myflow

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