Présenté comme le Popcorn Time de la musique, Aurous est un logiciel de streaming musical qui promet monts et merveilles. Mais les labels de musique ne le laisseront pas concrétiser ses projets.

Ça n’aura pas traîné. Trois jours à peine après la sortie en version alpha du logiciel Aurous, qui se présente comme le Popcorn Time de la musique, l’industrie du disque passe à l’offensive. Cinq gros labels américains (Atlantic Recording, Warner Bros Records, UMG Recordings, Sony Music et Capitol Records) ont en effet engagé des poursuites contre l’auteur du programme, Andrew Sampson.

L’industrie du disque passe à l’attaque

Dans la plainte (.pdf) qui a été déposée mardi devant un tribunal de Floride, et dont Torrentfreak se fait l’écho, les maisons de disques reprochent à Andrew Sampson d’avoir mis au point un service qui diffuse illégalement des chansons couvertes par le droit d’auteur. Elles ajoutent que la plateforme exploite uniquement le site russe Pleer pour récupérer des contenus musicaux, et dont le caractère illicite ne fait aucun doute.

« Le réseau Aurous semble ne s’appuyer que sur un seul site pirate d’importance basé en Russie et nommé Pleer (anciennement connu sous le nom de Prostopleer). Pleer a fait l’objet de plaintes répétées des titulaires de droits auprès du gouvernement russe. Sa page d’accueil propose effrontément des téléchargements gratuits et illicites des plus grands artistes », peut-on lire dans la plainte.

Les labels pointent également l’intentionnalité d’Andrew Sampson de développer un logiciel qu’il savait illégal. Pour le démontrer, les studios mentionnent plusieurs messages qu’il a publiés sur son compte Twitter personnel ou sur celui qu’il a ouvert pour faire la promotion d’Aurous, et dans lesquels il fait un parallèle avec Popcorn Time ou évoque des outils pour détecter les faux fichiers diffusés par les organismes de lutte contre le piratage.

Aurous défie l’industrie du disque

De son côté, Andrew Sampson tient à afficher sa sérénité. Sur Twitter, il a bombé le torse dans une succession de messages, en affirmant notamment « qu’il ne fuira pas, que les plaintes sans fondement ne seront pas en mesure de mettre un frein à l’innovation portée par le prochain meilleur lecteur multimédia ». Il a aussi versé dans le registre de la provocation, en défiant les patrons de labels à l’affronter au bras de fer.

Par la suite, il en a profité pour balayer d’un revers de main certaines accusations, notamment celles qui pointent un éventuel enrichissement personnel : « est-ce que quelqu’un voit des publicités ? Nous, nous n’en voyons pas ». Et de conclure qu’il prévoit de combattre la RIAA (l’association interprofessionnelle qui défend les intérêts de l’industrie du disque aux USA, ndlr) et d’affirmer qu’il se voit déjà vainqueur.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés