L'agence spatiale américaine vérifie la résistance au froid du télescope spatial James-Webb. Celui-ci sera déployé en 2018, à 1,5 million de kilomètres de la Terre.

Fruit de la collaboration entre les agences spatiales des États-Unis, du Canada et de l’Union européenne, le télescope spatial James-Webb (JWST) est très attendu par la communauté scientifique. En effet, il permettra de scruter encore plus loin dans les profondeurs de l’univers grâce à un miroir primaire particulièrement large (il fera 6,5 mètres de diamètre).

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CC Nasa

Mais ce qui fait la particularité de ce télescope spatial, c’est son (futur) emplacement. Alors que Hubble se trouve à proximité immédiate de la Terre, sur une orbite terrestre basse de 590 kilomètres d’altitude, James-Webb se trouvera à l’opposé du Soleil par rapport à la planète bleue, à 1,5 million de kilomètres. En conséquence, un soin tout particulier doit être apporté à la conception du satellite.

En effet, à cette distance, il ne sera pas possible d’envoyer des spationautes effectuer une quelconque opération de maintenance sur James-Webb (à titre de comparaison, la Lune est distante de 384 400 kilomètres de la Terre. C’est l’endroit le plus éloigné atteint par les astronautes). Ce qu’il sera possible de faire, c’est ajuster à distance la position du satellite et de procéder à des mises à jour logicielles.

Il faut donc parer à toutes les éventualités, à commencer par le problème du froid. En effet, la température dans le système solaire n’est pas la même selon l’endroit où l’on se trouve. Il fera plus chaud près de Mercure qu’à proximité de Neptune. Or là où se trouvera James-Webb, il fera clairement froid, avec une température inférieure à zéro de plusieurs dizaines de degrés, l’exposition au Soleil étant trop faible.

CC Nasa

C’est pour cette raison que l’agence spatiale américaine a annoncé ce week-end l’arrivée du télescope spatial à Houston pour procéder à son ultime test de résistance cryogénique sous vide. « Ce test est essentiel car il vérifiera les performances et le fonctionnement de l’ensemble du télescope en tant que système de bout en bout face à des températures extrêmement froides », explique la Nasa.

Une fois ces tests achevés et validés, James-Webb sera ensuite expédié en Californie pour recevoir d’autres équipements critiques, dont le bouclier thermique et la plateforme sur laquelle le télescope sera installé. Ces opérations seront réalisées par Northrop Grumman, via sa division Systèmes Aérospatiaux. Ensuite, il ne restera plus qu’à installer le télescope dans une fusée Ariane 5 à Kourou et procéder au décollage.

La mise à feu est prévue pour octobre 2018.

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