Netflix coûte désormais un peu plus cher pour ses deux offres les plus coûteuses. Un prix plus élevé que le patron du service de SVOD a justifié en mettant en avant la qualité des productions et les investissements en hausse.

Vous l’avez découvert si vous avez un abonnement chez Netflix. Début octobre, le service de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) a pris la décision de réviser à la hausse sa grille tarifaire en France. Si la formule de base n’a pas été remaniée, restant à 7,99 euros par mois, les deux autres coûtent désormais respectivement un et deux euros de plus.

La nouvelle n’a certainement pas fait que des heureux parmi les abonnés du géant de la SVOD, même si l’on peut arguer que les offres plus coûteuses, puisqu’elles donnent droit à un visionnage sur deux voire quatre écrans, peuvent faire l’objet d’un partage tarifaire entre le nombre de personnes qui accèdent au service.

Cela étant, il a bien fallu que Netflix revienne sur cette hausse — qui ne concerne pas que la France et qui n’est pas nouvelle, des évolutions tarifaires ayant eu lieu par exemple en 2014 — lors de la présentation de ses résultats trimestriels. C’est ce qu’a fait Reed Hastings, le patron du service de SVOD, en mettant en avant la nécessité de continuer à investir dans des œuvres de qualité, ce qui a forcément un coût.

« Le prix est relatif à la valeur », a-t-il souligné. « Nous continuons d’augmenter l’offre de contenu et nous constatons que cela se reflète dans le [nombre de visionnages] à travers le monde ». Or, pour que le groupe maintienne ses efforts sur les séries déjà en cours mais qu’il soit aussi en mesure d’en développer de nouvelles tout en consolidant ses positions dans le cinéma, il lui faut accentuer ses investissements.

Reed Hastings, CEO de Netflix

C’est d’autant plus nécessaire que Netflix doit aussi composer avec une concurrence qui ne se laisse pas faire. En 2017, la plateforme a prévu d’investir entre 6 et 7 milliards de dollars dans la création de contenu.  Pour l’année prochaine, il est prévu de faire un effort supplémentaire dans les dépenses, avec 7 et 8 milliards de dollars dans l’audiovisuel. Et cela, malgré une dette longue comme le bras.

Nous pensons que nous pouvons augmenter ce prix lentement au fil du temps

Dans ces conditions, il n’est pas improbable d’assister à de nouvelles hausses tarifaires dans les années à venir, notamment en France, si Netflix continue sur cette trajectoire. C’est ce qu’a fait comprendre le directeur financier du groupe, même si une part de ces dépenses accrues peut être générée par la hausse du nombre d’abonnés dans le monde (plus de 100 millions). « Nous pensons que nous pouvons augmenter cette valeur et ce prix lentement au fil du temps », a-t-il ainsi expliqué.

L’une des stratégies de Netflix dans sa quête de contenus originaux lui donnant une valeur ajoutée certaine par rapport à ses concurrents est la production d’œuvres en fonction des marchés où le service est ouvert. On l’a vu par exemple en France avec la série Marseille. Cette logique va continuer, notamment en Europe, avec l’arrivée de séries européennes supplémentaires en 2017.

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