Bethesda a mis les bouchées doubles du côté de la promotion de Wolfenstein II: The New Colossus, quitte à provoquer l'ire de joueurs qui ne voient pas le problème avec le nazisme en 2017.

Bethesda a beaucoup d’humour. Tout du moins suffisamment pour proposer aux joueurs d’occire à nouveau du nazi dans Wolfenstein II : The New Colossus, dans une réalité où le Troisième Reich aurait débarqué aux USA. Volontairement, l’éditeur américain joue là-dessus et s’assure une campagne de promotion satirique et coup de poing, misant sur le caractère absurde de son jeu et allant très loin dans les messages un brin politiques. Comme ce fut le cas récemment avec un message posté sur Twitter : «  Débarrassez encore l’Amérique des nazis  », jouant sur le slogan de la campagne de Donald Trump.

Bethesda anti-fasciste ? Quel malheur !

Sauf que cette punchline n’est pas au goût de tout le monde — comprenez, pas au goût de ceux qui ne voient pas le problème avec le nazisme en 2017. Et certains n’ont pas manqué d’adresser un tacle à Bethesda, prenant au pied de la lettre sa phrase résonnant parfaitement avec le contexte de son jeu (les Nazi ont gagné la Seconde Guerre Mondiale). On peut par exemple lire : «  Oh wahou, quel levier marketing intelligent : taper dans l’humour de gauche. Tellement actuel. Tellement implicitement politique. Wahou. Allez vous faire f*****  ». On imagine que le community manager s’attendait à toutes les réactions, mais pas à ce genre d’accusations remplies d’orgueil et de pensées noires.

D’autres annoncent carrément qu’ils vont boycotter Wolfenstein II : The New Colossus et « accusent » même Bethesda d’anti-fascisme, posture honteuse et décadente à leurs yeux. Des accusations qui rappellent que certains individus embrassent toujours, en 2017, des courants haineux et n’hésitent pas à le montrer publiquement. De toute évidence, l’humour et le second degré du titre leur a échappé…

Cette affaire ne manquera pas d’en rappeler une autre, celle qui impliquait Ubisoft et Far Cry 5. Un artwork montrant les méchants — des blancs suprémacistes — avait notamment fait lever quelques boucliers du côté de l’extrême droite américaine.

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