Atlus interdit aux joueurs de diffuser Persona 5 passé une certaine phase du jeu. Certains streamers contournent la règle en guise de protestation, ce qui donne lieu à une guerre entre le studio japonais et sa communauté.

Après des semaines et des semaines d’attente, Atlus Entertainment a finalement lancé Persona 5 en Occident. Et si la firme se félicite de son 1,5 million d’exemplaires distribués dans le monde, elle doit faire face à un problème liée à sa politique en matière de streaming.

Avant la sortie, Atlus avait publié une note à destination des YouTubeurs et autres Twitchers, imposant quelques restrictions sur la diffusion des contenus vidéos. Le leitmotiv est louable : « Nous ne voulons pas que le jeu soit spoilé à ceux qui n’ont pas joué  » mais la censure beaucoup plus douteuse. À tel point que certains joueurs n’hésitent pas à monter au créneau pour dénoncer le comportement d’Atlus, en bafouant volontairement ces règles jugées arbitraires.

La guerre du streaming

Dans le communiqué d’Atlus, il est clairement indiqué que les joueurs ne doivent pas diffuser Persona 5 au-delà du moment 7/7 (correspondant à la date du 7 juillet dans l’histoire), sans quoi ils risquent d’être sanctionnés, notamment en étant bannis de la chaîne. Mais certains ne sont pas d’accord avec cette limite et, en guise de dénonciation, diffusent le jeu en toute liberté.

D’autres vont même jusqu’à provoquer Atlus avec des noms de stream explicites — «  DONT BAN ME PAPA ATLUS », «  Time to rebel against Atlus’s stream Policy » — ou en s’insurgeant sur les réseaux sociaux. En somme, ils expriment leur mécontentement quant à la politique d’Atlus, qui bafoue les libertés des streamers. Nous pouvons y déceler un manque à gagner pour la popularité de leur chaîne voire, dans une poignée de cas, des revenus en moins.

La guerre entre Atlus et les streamers fait donc rage et il est difficile de choisir un camp tant les intentions de chacun sont compréhensibles. D’un côté, nous avons un éditeur qui désire préserver l’intrigue de son RPG. De l’autre, des individus à la liberté limitée alors qu’ils gagnent peut-être leur vie en diffusant des walkthrough.

Mais il faut garder à l’esprit une chose : ceux qui ne veulent pas être spoilés ne regardent pas ce genre de streams et aucune interdiction de l’éditeur n’est nécessaire pour ce faire. Atlus affirme rester ouvert à la discussion :  «  Persona 5 est un cas à part pour nous et nous discutons toujours de l’évolution de notre politique. »

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