Netflix a conclu un accord avec Disney pour diffuser dès 2016 le prochain Star Wars sur sa plateforme. Mais pour l'heure, seul le Canada est concerné.

C’est une victoire modeste pour Netflix, mais une victoire quand même ! En effet, le service de vidéo à la demande par abonnement, qui ne cache plus son envie de voir la célèbre saga intergalactique figurer dans son catalogue, est parvenu à signer un accord capital avec Disney pour avoir le droit de diffuser dès 2016 Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force sur sa plateforme. Oui, celui dont la sortie est prévue en fin d’année.

Dès lors, pourquoi parler d’une petite victoire ? Parce que l’accès au long-métrage sur le site de SVOD sera soumis à des restrictions géographiques. Selon Variety, les termes de l’accord spécifient que le Canada est le seul territoire autorisé à voir l’épisode 7 sur Netflix environ huit mois après sa sortie en salle. Cela étant dit, rien n’empêche les deux entreprises de signer d’autres accord du même genre.

Les Canadiens verront Star Wars 7 sur Netflix huit mois après sa sortie.

D’autant que la nouvelle trilogie n’est pas une fin en soi. En dehors des épisodes 7, 8 et 9, il y a aussi la trilogie initiale et la prélogie. À supposer que Netflix ne parvienne pas à obtenir le droit de diffuser Le Réveil de la Force dans d’autres pays, il reste les six premiers films à obtenir. Sans parler des projets de Lucasfilm dans la télévision (un projet de série en prises de vue réelles est évoqué depuis plusieurs années).

Netflix et Disney sont déjà partenaires depuis 2014 sur la série d’animation The Clone Wars. Une alliance de circonstance : jusqu’à présent, cette série était diffusée sur la chaîne Cartoon Network, qui appartient à Time Warner. Une situation qui n’était plus acceptable pour Disney, propriétaire de Lucasfilm depuis 2012 et important rival du conglomérat. Là encore, la série n’est diffusée que dans certains territoires.

Reste à savoir si les liens tissés entre Netflix et Disney perdureront. La firme de Mickey Mouse a elle aussi des projets dans le streaming, à l’image de DisneyLife. Et pour aider sa plateforme à décoller, l’entreprise pourrait par exemple garder en exclusivité ses licences (Disney, Marvel, Pixar, Lucasfilm), afin d’attirer un maximum d’abonnés. Au risque de refroidir ses relations avec ses anciens partenaires.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés