Le syndicat national du jeu vidéo a décidé de rédiger une charte afin d'éviter la réitération d'une affaire comme celle de Bloomylight studio, qui a eu lieu ces derniers jours.

L’affaire concernant les pratiques du studio Bloomylight prend de l’ampleur. Alors que la campagne de financement participatif a été annulée à la suite des témoignages d’anciens stagiaires dénonçant les conditions de travail sur le jeu vidéo Lynn and the Spirits of Inao, c’est maintenant le syndicat national du jeu vidéo (SNJV) de se manifester en suggérant la mise en place d’une charte pour les stages.

Via son réseau des écoles, le SNJV, qui rassemble les entreprises de production de jeux vidéo et les professionnels du secteur, vient de rédiger une charte des stages et des stagiaires, « qui vise à fixer le cadre d’une collaboration intelligente, respectueuse, dans le respect des lois, entre les stagiaires, les entreprises et les écoles  » comme l’explique le communiqué.

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Cette charte doit être mise en place dès la rentrée prochaine, et figurera à cet instant dans les conventions de stage qui seront signées par les employeurs, les organismes de formations et les stagiaires, afin d’éviter la répétition des dérives que l’on a vu récemment avec l’affaire Bloomylight. « Cette période est cruciale pour l’apprentissage des métiers et pour la confrontation à la réalité du travail en équipe qui caractérise notre industrie ».

Si vous avez raté le début

La démarche du SNJV fait suite à la polémique des stagiaires non rémunérés, qui se sont succédé pendant plusieurs années sur le projet de jeu Lynn and the Spirits of Inao. Ayant choisi la discrétion sur leur mésaventure professionnelle jusque-là, les langues se sont finalement déliées quand ces étudiants ont appris que le studio lançait une campagne de financement participatif sur Kickstarter.

Désormais, les professionnels du jeu vidéo souhaitent désamorcer la possible propagation d’une mauvaise image du secteur quant au traitement des salariés ou stagiaires. « Les faits rapportés récemment concernant les méthodes supposées employées par un studio, et très largement commentées sur les réseaux sociaux, ne sauraient constituer le reflet des pratiques en vigueur dans notre industrie en France ».

Pendant ce temps, Bloomylight Studio a publié un dernier commentaire sur sa campagne Kickstarter, annonçant la fin de son projet et l’annulation de la campagne.
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