La police de République Tchèque, en collaboration avec la Fédération Internationale de l’Industrie Phonographique (IFPI), a perquisitionné et fermé un serveur hébergé par l’Académie des Sciences tchèque, qui selon l’IFPI était l’un des plus gros serveurs de musique en pre-release (non encore sortie dans le commerce) au monde.

Le serveur qui contenait 4 téra-octets de données hébergeait un « topsite » nommé Blind Alley, qui servait notamment de source d’approvisionnement pour les groupes warez AG, CaF, iTWINS et SWE6RUS. Ces groupes se chargent ensuite de distribuer les contenus inédits sur les newsgroups et autres réseaux P2P, et de les référencer sur les trackers BitTorrent comme Mininova ou The Pirate Bay.

L’Académie des Sciences, financée par le gouvernement tchèque, assure que le serveur en question était géré par un groupe privé, et qu’elle n’avait pas connaissance de sa location à un groupe de piratage. La saisie par la police tchèque est intervenue seulement 10 jours après que l’IFPI a porté plainte suite à une enquête internationale menée par ses services.

Incapable d’avoir la moindre action efficace contre des dizaines de millions d’internautes qui téléchargent sa musique illégalement dans le monde entier, l’IFPI tend à concentrer désormais ses efforts sur les « topsites » qui proposent les fichiers illicites à la source. L’action en République Tchèque intervient quelques mois après l’arrestation très médiatisée de l’administrateur du site Oink, qui proposait lui aussi en téléchargement gratuit des albums qui n’étaient même pas encore sortis officiellement dans les bacs.

Mais ce jeu du chat et de la souris peut-il vraiment tourner à l’avantage de l’IFPI ? C’est toute la tragédie pour l’industrie du disque, qui n’a pas d’autre choix que d’essayer de lutter contre la diffusion illicite de ses albums, mais qui sait pertinemment au fond d’elle-même que la partie est perdue d’avance… Ces actions ne visent qu’à retarder l’échéance.

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