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OiNK : un démantèlement parfaitement médiatisé par l'IFPI
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 24 Octobre 2007 à 15h39 -
posté dans Peer-to-Peer
Après dit-on deux ans d'enquête coordonnée par Interpol, la police britannique et les autorités néerlandaises ont procédé au démantellement de OiNK, un site de liens Bittorrent particulièrement actif dans la diffusion d'albums musicaux avant leur sortie officielle. Un démantèlement médiatisé de main de maître par l'industrie du disque...
Devant les caméras de la BBC confortablement installées dans la voiture de police, le décor est planté : un homme, un britannique de 24 ans, arrêté à Middlesbrough par les hommes en jaune de sa Majesté la Reine. Interpol. Des serveurs saisis aux Pays-Bas par les forces de police d'Amsterdam. Menottes au poignets, l'homme est emmené pour être interrogé dans les sous-sols du commissariat. Il ne manque que l'arme à feu pour compléter le tableau. Les menottes en témoignent, l'homme est dangereux et représente une menace directe pour la population locale et les autorités venues l'arrêter. Son crime ? Avoir mis en ligne et administré un site, OiNK.cd, décrit par la Fédération Internationale de l'Industrie Phonographique (IFPI) comme la plus grande source mondiale d'albums en pre-releases. "OiNK était spécialisé dans la distribution d'albums qui ont fuité sur Internet, souvent des semaines avant leur date de sortie officielle. Plus de 60 albums majeurs ont été diffusés sur OiNK jusqu'à présent cette année", rapporte l'IFPI. La presse s'en fait largement l'écho. Le tableau est tellement parfait. Contrairement aux sites comme Mininova ou The Pirate Bay, OiNK fonctionne comme un club privé qui nécessite d'abord de recevoir une invitation. Une sorte de confrérie secrète dédiée au piratage. On n'hésite pas, même, à écrire que pour pouvoir télécharger sur OiNK, "il fallait ensuite verser des « donations » au créateur du site, afin de pouvoir télécharger les morceaux proposés". Nous sommes là face à un groupe de 180.000 pirates qui font en secret commerce de la diffusion d'albums avant leur sortie dans les bacs. Tout se prête au fantasme, à commencer par la nature des fichiers échangés. Comment cette confrérie de l'ombre parvient-elle à mettre la main sur des dizaines d'albums qui n'ont même pas été envoyés à la duplication ? En réalité, aucun paiement n'était obligatoire. Comme plusieurs autres communautés de liens, l'administrateur proposait simplement aux membres qui le souhaitaient de verser une PAF (participation aux frais) via un compte PayPal. Beaucoup le faisaient, par solidarité et par envie de voir cette communauté continuer à exister. "Ca n'était pas une affaire d'amis en train de partager de la musique pour le plaisir", déclare à la presse Jemery Banks, le responsable anti-piratage de l'IFPI. Et si, en fait, ça n'était malgré tout que cela ? Si l'arrestation et la fermeture du site ne sont évidemment pas contestables dans leur principe, fallait-il vraiment que la presse relaye de cette manière la caricature orchestrée et montre sans recul cette paire de menottes accrochées aux bras d'un homme sans visage ?
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Commentaires à propos de OiNK : un démantèlement parfaitement médiatisé par l'IFPI
![]() _Neotaku_
Le 24 Octobre 2007 à 16h23
Vu l'évolition actuelle des lois, bientôt la même chose en France ?
Pour avoir passé quelque temps a Middlesbrough je peux dire qu'il y a des gens bien plus dangereux qu'un administrateur de site dans cette ville ![]() Actaruss
Le 24 Octobre 2007 à 17h00
La fin de l'article laisse perplexe.
Elle sous-entend que des organismes privés auraient pu corrompre un organisme officiel. C'est impensable n'est-ce pas ? ![]() maided
Le 24 Octobre 2007 à 17h14
La fin de l'article laisse perplexe. Elle sous-entend que des organismes privés auraient pu corrompre un organisme officiel. C'est impensable n'est-ce pas ? MEEEUUUHHHH NNNNAAAAANNNNNN ça serait comme si des sociétés privées avaient leur mot a dire dans le vote de loies sur le téléchargement et qu'elles distribuaient des bon de téléchargement gratuits en plein vote de loi...... ![]() Flamberge
Le 24 Octobre 2007 à 17h29
MEEEUUUHHHH NNNNAAAAANNNNNN ça serait comme si des sociétés privées avaient leur mot a dire dans le vote de loies sur le téléchargement et qu'elles distribuaient des bon de téléchargement gratuits en plein vote de loi...... Ils sont cons : le P2P, c'est gratuit, ça donne des idées d'achats et ça ne corrompt pas les élus! ![]() |
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