L’Urban Institute vient de publier un rapport dans lequel il établit une corrélation entre l’augmentation des vols et l’iPod d’Apple. Habituellement, les différents facteurs de criminalité suivent tous une même courbe. Ils augmentent ou baissent dans un même élan. Mais si aux Etats-Unis ce taux général décline constamment depuis une dizaine d’année, il y a un facteur qui se démarque des autres : le nombre de petits vols. Alors que le nombre de vols de voiture ou de cambriolages continuaient de baisser, celui des petits vols a connu en 2005 et 2006 une croissance de 9 %.

Pour le groupe de réflexion, une cause semble toute désignée : l’iPod. D’abord parce que ces deux années correspondent à celles où le baladeur d’Apple a grimpé en flèche. Mais aussi parce qu’il possède de nombreuses caractéristiques en faisant une cible facile : ils ont de la valeur ; un statut symbolique qui encourage les jeunes à le voler pour leur propre usage ; leurs écouteurs blancs sont faciles à repérer ; ils ne nécessitent pas, contrairement aux mobiles, de contrat d’engagement ; et peuvent difficilement être suivis après un vol. L’augmentation de vols d’iPod à New York avait même poussé la ville à afficher des avertissements dans le métro « Les écouteurs sont des révélateurs. Protégez votre appareil. »

Les auteurs de l’étude concèdent qu’ils manquent de données pour valider leur hypothèse. Les rapports des autorités américaines englobent iPod et autres appareils électroniques sous le même terme générique de « marchandises », ce qui rend difficile de savoir la part que joue chacun d’entre eux. D’ailleurs, une autre étude a montré que si les petits vols avec force ont augmenté de 9 % pendant ces deux années, ce ne fut pas le cas des larcins, qui ont baissé de 6 %. Or, il n’y a aucune raison de penser que l’iPod serait plus apte à susciter des vols avec violence que sans (ou alors, nous avons peut être sous-estimé l’attachement viscéral des fanboys à leur gadget). Tirer des conclusions grâce à cette corrélation serait donc peut être un peu hâtif, mais une chose est certaine : le désir qu’a réussi à susciter Apple autour attise les convoitises.

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