Nos chers accords Olivennes ne cessent de faire fantasmer l’industrie du disque. Quand ce n’est pas l’IFPI qui en vante les mérites, c’est le manageur de U2. Paul McGuinness a ainsi profité du Midem pour demander au monde entier de s’inspirer du modèle français. Selon lui, les FAI détruiraient l’industrie du disque par leur réticence à lutter contre le piratage. Cet argument ne manque pas de faire écho aux propos des maisons de disque dans les années 1920, lorsqu’elles accusaient les radios de tuer leur business.

McGuinness estime aussi que la culture d’entreprise manque aux majors et qu’elles tardent à investir la musique numérique et les modèles de gestion à 360° des artistes (quelques frustrations par rapport à U2 ?). « Il serait bien utile que l’industrie étudie différents modèles et propose de les annuler si cela porte atteinte au principal modèle de revenus. » Le manageur semble bien vite oublier que les majors, aussi lentes soit-elles, essaient déjà différents modèles : l’abandon des DRM, la musique illimitée financée par la publicité (SpiralFrog, QTRax), les FAI (Neuf Music), ou les fabricants de mobile (Nokia Comes With Music). Quant à la possibilité de faire marche arrière, il ne faut pas trop rêver. Les résultats désastreux de SpiralFrog ne l’empêchent pas d’être toujours – étrangement – en vie.

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